Le service « Désinfox coronavirus » a été « mal compris », selon Sibeth Ndiaye


Le service « Désinfox coronavirus », mis en place par le gouvernement avant d’être rapidement supprimé face aux critiques, a « malheureusement été mal compris », a estimé vendredi 8 mai sa porte-parole Sibeth Ndiaye.

« Quand vous entendez dans des vidéos qu’il faut boire de l’eau de javel pour pouvoir guérir du coronavirus, il est normal que le gouvernement souhaite faire en sorte que le maximum d’informations sûres et vérifiées soient mis à disposition. C’était l’unique but que nous recherchions. Malheureusement cela a été mal compris », a-t-elle souligné sur Europe 1.

Le service « Désinfox coronavirus » recensait sur le site du gouvernement des articles sur le Covid-19 issus des services de factchecking de franceinfo, Libération, 20 Minutes, Le Monde et l’Agence France-Presse. Il a été supprimé le 5 mai face aux vives réactions qu’il a suscitées chez les journalistes, beaucoup lui reprochant de s’ériger en arbitre de l’information et de porter atteinte à la liberté de la presse.« L’État n’est pas l’arbitre de l’information »

« Je comprends qu’il y ait eu une incompréhension sur notre intention, mais en aucun cas il ne s’agissait de faire le tri entre le bon grain et l’ivraie dans les médias, ce n’est pas le rôle du gouvernement », a insisté Sibeth Ndiaye, assurant que les journalistes de ces rubriques de factchecking « avaient été prévenus ».

Luc Bronner, directeur des rédactions du « Monde », avait pourtant dit que son journal n’avait pas été consulté en amont et aurait « refusé ce type de démarche ».

« Transparence totale »

Sibeth Ndiaye a par ailleurs assuré vendredi que le gouvernement avait fait preuve d’une « transparence totale » depuis le début de la crise du coronavirus et dit regretter les sondages montrant la forte défiance des Français à l’égard de l’exécutif.

« Il n’y a pas eu d’approximations ou d’arrangements avec la vérité », a-t-elle souligné au moment où la France s’apprête lundi à sortir très timidement d’un confinement de près de deux mois. « Le gouvernement a été depuis le début de cette crise dans une transparence totale, y compris quand cela pouvait politiquement nous desservir », a insisté la porte-parole.

« Nous avons dit clairement de quoi nous disposions en quantité de masques, nous avons dit systématiquement le nombre de tests qui pouvaient être réalisés dans notre pays, nous avons aussi fait parfaitement la transparence sur le nombre de décédés à l’hôpital, à l’Ehpad, en ville. »DOSSIER. Déconfinement, mode d’emploi





nouvelobs

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