le casse-tête des commerces d’habillement


Une employée d’un centre commercial de Corbeil-Essonnes portant un masque prépare le magasin en vue de sa réouverture, le 11 mai, photographiée le 7 mai 2020. (ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)

Pour les 33 000 commerces d’habillement, assurer la sécurité des clients et des salariés à partir du 11 mai et du déconfinement vire au véritable casse-tête ! Les cabines d’essayage, par exemple, risquent d’être interdites. Les grandes enseignes comme Zara et H&M vont privilégier l’essayage à domicile. Vous pourrez prendre un vêtement, le rapporter chez vous pour l’essayer et le ramener, si ca ne convient pas.

Mais pour les commerçants, ça complique la gestion des stocks. Et puis, avant de remettre le vêtement en rayon, il va falloir le nettoyer. Il existe des machines spéciales pour cela mais cela représente un coût supplémentaire que les petites boutiques ne pourront pas se permettre. Certaines prévoient des « mises en quarantaine » des vêtements en les mettant de côté quelques heures ou quelques jours.

Sinon, le rayonnage va être souvent repensé pour pouvoir mieux circuler et assurer les distances nécessaires entre les clients. Bref, le shopping n’est pas près de reprendre comme avant.

La plupart des enseignes vont équiper leurs salariés de masques, mais ne vont pas l’exiger pour les clients. En revanche, il y aura presque toujours du gel hydroalcoolique à disposition de la clientèle. Il faudra prévoir plus de temps parce que les entrées dans les boutiques vont se faire au compte goutte pour éviter trop de monde en même temps. Pour mieux réguler les flux, certaines marques de l’éléctroménager envisagent des prises de rendez-vous avant de vous accueillir en boutiques.

Et pour le paiement, les enseignes vont encourager au maximum les caisses automatiques, comme c’est déjà le cas, par exemple, chez Decathlon. Et bien entendu, le paiement par carte bancaire va être privilégié. A partir de lundi 11 mai, le plafond pour les paiements sans contact passe d’ailleurs de 30 à 50 euros. Bercy a donné cette autorisation pour éviter de manipuler les espèces.

Malgré toutes ces précautions, il y a de fortes chances que les consommateurs ne soient pas tous au rendez-vous et que le redémarrage d’activité soit faible. La Fédération nationale de l’habillement (FNH) estime par exemple qu’elle a déjà perdu 40% de son chiffre d’affaires de 2020. Les achats en ligne, sur internet, vont sûrement encore progresser.



FranceTVinfo

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