François Asselineau accusé de harcèlement sexuel : la « cocotte-minute » de l’UPR



Rien ne va plus à l’UPR. Depuis quelques semaines, l’Union populaire républicaine, fondée en 2007 par François Asselineau, se retrouve sens dessus dessous. Sur fond d’accusations de harcèlement sexuel sur deux de ses anciens très proches collaborateurs, le président du mouvement souverainiste, apôtre acharné du « Frexit », fait face à une fronde sans précédent d’une majorité de ses cadres. Elle fait suite à la publication anonyme le 10 avril sur les réseaux sociaux de documents internes au mouvement ou issus de la correspondance privée de François Asselineau. Une fuite aussitôt rebaptisée « AsselineauLeaks ».

Dans un courrier du 18 avril, rendu public par nos confrères du « Figaro », vingt membres du bureau national du mouvement et treize délégués régionaux ont ainsi réclamé la démission, sous 48 heures, de l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2017 (0,9 % des suffrages) en raison de « faits d’une exceptionnelle gravité » et de l’existence de « documents et de témoignages » indiquant des « relations particulières et plus qu’insistantes de votre part à l’égard » de deux collaborateurs.

Le premier d’entre eux, qui a quitté l’UPR il y a dix-huit mois, a indiqué à « L’Obs » ne pas vouloir faire de commentaires. Le second, âgé de 26 ans et employé à la fois comme attaché de presse et chauffeur du président, entre septembre 2019 et fin mars 2020, a confirmé à « L’Obs » le dépôt d’une plainte. Sont concernées des infractions potentielles de « harcèlement moral »,

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