Emmanuel Macron, le souverainiste né à l’ombre du « Che »



C’était il y a deux mois, il y a une éternité. Ce 12 mars, d’un ton martial, Emmanuel Macron annonce devant 35 millions de Français que la France entre en « guerre » contre le coronavirus. La barre des cent morts vient d’être franchie et le confinement va bientôt devenir une réalité pour le pays. « Il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons », glisse subrepticement le chef de l’Etat, à la fin de son allocution. Puis :

« Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie, au fond, à d’autres est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle, construire plus encore que nous ne le faisons déjà une France et une Europe souveraine. »

Deux semaines plus tard, en marge d’un déplacement sur le site d’une usine de masques dans la banlieue d’Angers, il persiste. « Nous devons rebâtir notre souveraineté nationale et européenne », clame-t-il. Le 13 avril, nouvelle allocution, même tonalité. A ceci près qu’au terme « souveraineté » succède celui d’« indépendance » :

« Il nous faudra rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française. […] Il nous faudra aussi bâtir une stratégie une stratégie où nous retrouverons le temps long, la possibilité de planifier. »

« Il a voté Chevènement en 2002 »

Planification, indépendance, contrôle, souveraineté ! Macron l’ultralibéral, que ses contempteurs se plaisent à dépeindre comme le chantre d’une mondialisation débridée, se serait-il subitement métamorp

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nouvelobs

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