La Bourse de Paris en baisse de 0,66%


La Bourse de Paris reculait (-0,66%) mercredi matin, l’espoir suscité par les déconfinements s’effaçant devant l’appréhension liée aux tensions commerciales sino-américaines et la crainte d’une forte contraction de l’emploi aux Etats-Unis.

A 09H37 (07H37 GMT), l’indice CAC 40 se repliait de 29,54 points à 4.453,59 points. La veille, il avait fini sur un net rebond de 2,40%.

« Nous ne connaissons toujours pas l’étendue des dommages économiques qui ont déjà été causés » par la pandémie, a résumé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets UK, pour qui ils pourraient bien être sous-estimés, même si pour l’instant, les marchés boursiers « semblent intégrer dans leurs prix la perspective que l’activité économique puisse s’améliorer ».

Les investisseurs devraient également garder un oeil sur la résurgence des tensions sino-américaines au moment où Donald Trump « intensifie les critiques à l’encontre de la Chine en demandant des explications sur l’origine du virus », ce qui pourrait amener Pékin « à décider de mesures de représailles », note pour sa part Vincent Boy, analyste marché chez IG France.

Du côté des indicateurs économiques, les commandes passées à l’industrie manufacturière allemande ont chuté de 15,6% sur un mois en mars en raison du coronavirus, la plus forte baisse de l’histoire récente.

Aux Etats-Unis, la publication de la traditionnelle enquête mensuelle du cabinet ADP donnera dans l’après-midi une indée de l’évolution de l’emploi dans le secteur privé en avril. La moyenne des prévisions compilées dans le « consensus » des économistes est de 21 millions de postes de travail en moins.

Sur le front des valeurs, Solvay montait de 2,87% à 72,52 euros, même si le chimiste belge anticipe un second trimestre encore plus difficile que le premier, où son bénéfice net a chuté de 18% à cause des conséquences de la pandémie de coronavirus.

Aperam, détenu majoritairement par la famille Mittal, reculait en revanche de 3,74% à 22,68 euros malgré un bénéfice net de 29 millions d’euros, en hausse de 16%, lors d’un premier trimestre quasi « normal », car le sidérurgiste s’attend à un impact négatif plus important de la crise sanitaire au trimestre suivant. ArcelorMittal perdait 3,67% à 9,60 euros.

Orpea prenait 1,56% à 99,26 euros, fort d’un chiffre d’affaires en hausse de 7,8% au premier trimestre, encore peu affecté par la pandémie de Covid-19, qui le contraint toutefois à suspendre ses objectifs pour 2020.



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