Le décryptage éco. Quelles mesures sanitaires les entreprises devront-elles respecter le 11 mai ?


Consignes de sécurité et gestes barrière affichés pour la reprise d’un chantier, à Paris. (AMAURY CORNU / HANS LUCAS)

D’abord, l’employeur devra garantir une distanciation sociale suffisante entre les salariés, soit 4 mètres carrés minimum entre chaque personne dans les bureaux. Et si ce n’est pas possible, le port du masque sera obligatoire et il devra être fourni. Dans les open spaces, pas question d’avoir des bureaux en face-à-face. C’est ce que stipule le protocole national de déconfinement.

Dans les ascenseurs, ces distances devront aussi être respectées. Les employeurs devront désinfecter régulièrement les locaux et le mobilier, nettoyer souvent les poignées de portes, les interrupteurs, plusieurs fois par jour même, aérer toutes les trois heures les pièces fermées… Il leur faudra aussi organiser la circulation des employés et des visiteurs : supprimer les portillons et tourniquets organiser les entrées et les sorties par des portes différentes, y compris dans les parkings ou dans les restaurants d’entreprise.

En revanche, attention, pas question de dépister systématiquement les salariés ni même de leur imposer une prise de température obligatoire. Le ministère a jugé que ce n’était pas efficace parce que la fièvre n’est pas toujours signe de la maladie. Et puis ce serait trop intrusif.   

Ils engageront leur responsabilité civile et pénale et tous sont concernés, quels que soient la taille et le lieu d’implantation de leur entreprise ou encore leur secteur. Ce protocole de déconfinement est universel, c’est un peu un socle commun car, métier par métier, le ministère du travail a aussi réalisé des guides détaillant les mesures à respecter ainsi qu’une page de questions-réponses.

Leur budget propreté va augmenter et elles auront moins de personnel sur les sites… Car on le rappelle, le télétravail restera fortement encouragé à chaque fois qu’il est possible. Elles auront aussi moins de clients en même temps et donc, au total, plus de mal à rentrer dans leurs frais.

Par exemple, les dentistes estiment déjà que les équipements de protection vont alourdir leurs charges de 1 000 euros par mois par cabinet. Les coiffeurs aussi ont prévenu : ils vont augmenter de deux ou trois euros le prix de la coupe… Car il faut s’y attendre, ces coûts seront en grande partie répercutés sur les consommateurs.



FranceTVinfo

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