L’appli StopCovid, un fiasco français ?



StopCovid « n’est qu’une brique d’une stratégie sanitaire de déconfinement plus globale » et « demande encore un travail technique important ». Ces deux phrases n’émanent pas d’un des opposants à cette application censée tracer les Français que les patients infectés ont croisés : elles surgissent en tête d’un long article publié sur la plateforme numérique Medium par Cédric O, secrétaire d’Etat au Numérique et, jusqu’ici, ardent promoteur de StopCovid.

L’enthousiasme du secrétaire d’Etat n’est pas démesuré, même si ce texte reste une défense de StopCovid, dont il jure qu’elle n’est pas « une coquetterie technologique ». Cédric O promet par ailleurs que le premier « test en conditions réelles » de StopCovid se fera dans « la semaine du 11 mai ».

Mais son fonctionnement réel, lui ? « A la fin du mois de mai ou au début du mois de juin », espère Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement. Mais cette perspective ne fait pas l’unanimité. « Il n’est pas du tout certain que StopCovid aboutisse un jour », estime ainsi pour « l’Obs » un député LREM rétif à l’application.

« Une petite brique, et encore, éventuelle »

En tout cas, ces derniers jours, l’exécutif n’a pas fait de promesses, au contraire. A la sortie du conseil des ministres du samedi 2 mai, le ministre de la Santé Olivier Véran s’est montré plutôt cash : « Au 11 mai, non, il n’y aura pas d’application StopCovid disponible dans notre pays. » Un peu plus tôt dans la semaine, Gilles Le Gendre, chef de file des députés LREM à l

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