La Bourse de Paris rebondit grâce au pétrole (+2,40%)


La Boursede Paris a fini sur un net rebond mardi (+2,40%), sans s’attarder sur une décision retentissante de la Cour constitutionnelle allemande, privilégiant le rebond du pétrole qui a tonifié le secteur de l’énergie.

L’indice CAC 40 a progressé de 104,90 points à 4.483,13 points. La veille, l’indice parisien avait fini en fort repli de 4,24%.

La Cour constitutionnelle allemande a sommé mardi la Banque centrale européenne de justifier « dans les trois mois » ses rachats de dette publique, fragilisant son vaste soutien à l’économie en pleine pandémie de coronavirus.

Les magistrats de Karlsruhe jugent en effet « douteuse » la compétence de l’institut de Francfort pour racheter massivement de la dette publique, dans le cadre de son programme anti-crise mené depuis 2015 et renforcé en réponse au Covid-19.

« Cette décision n’a pas ému outre mesure les marchés actions mais force est de constater qu’il y a une tension assez vive sur le marché obligataire », constate Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille chez Mirabaud France.

Ce rebond des actions, qui intervient après deux séances consécutives de forte baisse, « prouve que le marché n’est pas du tout stabilisé » et que « les investisseurs gardent le sentiment que les banques centrales sont là quoi qu’il arrive », poursuit l’expert.

En outre, « la remontée des prix du pétrole a permis au secteur de l’énergie d’être un peu soulagé » et « le poids de Total dans l’indice a également aidé », explique-t-il.

L’indice ISM non-manufacturier aux Etats-Unis a également contribué à l’élan positif, en montrant « une résistance ».

En revanche, le déficit commercial américain s’est creusé (+11,6% en mars) sous l’effet d’un plongeon record des exportations en pleine pandémie de covid-19, selon les données du département du commerce publiées mardi.

– Rôle moteur de Total –

Plus forte hausse du CAC 40, le poids-lourd pétrolier Total a décollé de 7,94% à 32,91 euros, en dépit d’un bénéfice net en chute de 99% au premier trimestre, les investisseurs saluant surtout la perspective du versement d’un dividende en 2020.

BNP Paribas (+4,06% à 28,21 euros) a rassuré par un bénéfice net supérieur aux attentes, en faisant profiter le reste du secteur: Société Générale a pris 1,32% à 12,32 euros et Crédit Agricole 3,82% à 7,17 euros.

Peugeot SA a grimpé de 3,54% à 13,02 euros alors que le constructeur et Fiat Chrysler (FCA) se sont dit toujours déterminés à mener leur fusion et à clore l’opération à la date prévue, soit fin 2020-début 2021, malgré les difficultés créées par l’épidémie de Covid-19.

Lagardère a chuté en revanche de 5,92% à 14,30 euros après que son dirigeant, Arnaud Lagardère, a gagné le bras de fer qui l’opposait au premier actionnaire de son groupe, le fonds activiste Amber Capital, dont toutes les résolutions déposées en assemblée générale ont été rejetées.

Phénomène inverse de la veille, les valeurs défensives ont un peu souffert, à l’instar de Pernod Ricard (-2,13% à 133,30 euros) et de L’Oréal (-0,80% à 248,20 euros).



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