La Bourse de Paris garde le cap (+1,45%) à mi-séance


La Bourse de Paris restait bien orientée (+1,45%) mardi à la mi-journée, reprenant confiance après deux séances de forte baisse grâce à la remontée des cours du pétrole et aux déconfinements graduels.

A 13H50 (11H50 GMT), l’indice CAC 40 progressait de 63,30 points à 4.441,53 points, dans un volume d’échanges de 1,2 milliard d’euros. La veille, l’indice parisien avait fini en fort repli de 4,24%, un recul qui s’ajoutait aux 2,12% déjà perdus jeudi dernier.

La cote parisienne a ouvert sur un rebond et maintenu son orientation positive par la suite.

De son côté, Wall Street se préparait à une ouverture dans le vert. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 1,00%, l’indice élargi S&P 500 0,99% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, 1,09%.

« Les marchés boursiers sont en hausse ce matin, les investisseurs se montrant optimistes quant au fait que les gouvernements vont assouplir les restrictions de confinement », ce qui devrait « ouvrir la voie à la réouverture des économies », souligne dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets.

« L’Italie et l’Allemagne ont commencé à alléger leurs restrictions, tandis que la Californie devrait suivre dès vendredi, puis l’État de New York à partir du 15 mai », relève pour sa part Franklin Pichard, le directeur général de Kiplink Finance.

La progression des cours du pétrole, étayée par la perspective d’une reprise de la demande avec les déconfinements progressifs en Europe, contribuait aussi à la bonne tenue du marché.

Par ailleurs, après des années de procédure, la Cour constitutionnelle allemande a exigé mardi que la Banque centrale européenne justifie dans les trois mois la conformité de ses rachats de dette publique à son mandat, dans un arrêt retentissant qui menace son vaste soutien à l’économie.

Dans une décision d’une rare virulence, les magistrats de Karlsruhe jugent en effet « douteuse » la compétence de l’institut de Francfort pour racheter massivement de la dette publique, dans le cadre de son programme anti-crise mené depuis 2015 et renforcé face à la pandémie de coronavirus.

Après cette décision, la Commission européenne a toutefois mis en avant mardi la « primauté » du droit européen sur le droit national.

Sur les marchés, l’arrêt de justice s’est traduit par une nette tension du taux italien à dix ans, qui a ainsi de nouveau creusé son écart avec le taux allemand de même échéance tandis que l’euro a subitement perdu du terrain face au dollar.

Côté indicateurs, la balance commerciale du mois de mars et l’activité dans les services ISM en avril aux Etats-Unis figurent à l’agenda.

– Total dynamisé par son dividende –

Total décollait de 6,23% à 32,39 euros en dépit d’un bénéfice net en chute de 99% au premier trimestre, les investisseurs saluant surtout la perspective du versement d’un dividende en 2020.

Peugeot SA s’appréciait de 3,18% à 12,97 euros alors que le constructeur et Fiat Chrysler (FCA) se sont dits toujours déterminés à mener leur fusion et à clore l’opération à la date prévue, soit fin 2020-début 2021, malgré les difficultés créées par l’épidémie de coronavirus.

BNP Paribas montait de 1,18% à 27,43 euros. Le groupe anticipe un possible repli de jusqu’à 20% de son bénéfice net en 2020, conséquence de la crise sanitaire qui a déjà fait fondre de 33% son bénéfice au premier trimestre.

Le reste du secteur avait aussi le vent en poupe: Société Générale prenait 0,71% à 13,24 euros et Crédit Agricole 2,58% à 7,08 euros.

EssilorLuxottica gagnait 1,73% à 108,85 euros, soutenu par la bonne dynamique globale du marché malgré des ventes en chute de plus de 10% au premier trimestre en raison du virus.

Lagardère chutait en revanche de 4,08% à 14,58 euros après que son dirigeant, Arnaud Lagardère, a gagné mardi le bras de fer qui l’opposait au premier actionnaire de son groupe, le fonds activiste Amber Capital, dont toutes les résolutions déposées en assemblée générale ont été rejetées.



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