le port du masque dans les entreprises, « ce n’est pas par secteur » mais « par situation », explique Muriel Pénicaud


Invitée de franceinfo lundi, la ministre du Travail a pris l’exemple des coiffeurs qui sont « forcément en grande proximité du client ». Elle a aussi évoqué la question des open spaces.

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a affirmé lundi 4 mai sur franceinfo que le port du masque est obligatoire, non pas « par secteur », mais « par situation », alors que le gouvernement a mis en place un protocole sanitaire pour que les entreprises organisent au mieux la reprise du travail à partir du 11 mai. La ministre a pris l’exemple des coiffeurs qui sont « forcément en grande proximité du client. Et donc il faudra les masques. »

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Elle a aussi évoqué « certaines situations du bâtiment » où il faudra le port du masque quand la distanciation n’est pas possible. « Pour les transports, le mieux, si on a une camionnette pour aller à plusieurs au travail, c’est de prendre plusieurs véhicules. C’est quand même mieux. C’est toujours mieux d’être dans la distanciation », a-t-elle dit. Muriel Pénicaud a rappelé que le port du masque ne fait pas tout : « Ça ne protège pas si vous ne faites pas les autres gestes barrières », a-t-elle souligné.

Les open spaces doivent aussi ne pas dépasser un nombre de salariés et respecter la nécessité d’un minimum de quatre mètres carrés par personne : « Concrètement, la règle des quatre mètres carrés s’applique ». Pour « un open space de 100 mètres carrés, il n’y a pas plus de 25 personnes qui y travaillent », a-t-elle expliqué.

Selon elle, la mise en place du protocole sanitaire dans les entreprises doit être discutée avec les partenaires sociaux : « Le sujet est d’abord un sujet d’organisation du travail qui doit être discuté avec les partenaires sociaux dans l’entreprise et les salariés. Comment on s’organise ? », a-t-elle dit. Des mesures certes contraignantes pour les entreprises à mettre en place, mais pour la ministre, on n’a pas le choix : « Je sais que c’est contraignant. Je sais que c’est difficile. Mais c’est quoi l’alternative ? Moi, je ne négocie pas la santé des salariés. Mon rôle, c’est de les protéger. Et les partenaires sociaux aussi », a-t-elle assuré.

Muriel Pénicaud a rappelé les risques pour l’économie française si le travail ne reprend pas dans les entreprises. « Un, il faut protéger les salariés, deux, il faut reprendre l’activité parce que, si on ne reprend pas l’activité plus, je peux vous dire que l’effondrement économique du pays, ça peut aboutir à énormément de licenciements, de défaillances et plus les moyens de payer nos services publics. Il y a un moment donné, on ne choisit pas », a-t-elle affirmé.



FranceTVinfo

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