Que contient le cadre disposé sur le bureau de Macron ? Le « mystère » du grigri présidentiel résolu


C’est un objet à première vue quelconque, mais en vérité très symbolique, et à l’histoire étonnante. Dans un fil publié sur son compte Twitter, Diane de Vignemont, « apprentie historienne et commissaire d’exposition », s’est intéressée à l’histoire du tout petit cadre en bronze disposé sur le bureau d’Emmanuel Macron, depuis ses premiers mois à l’Elysée.

Ce cadre, rappelle-t-elle, est un cadeau. Le 21 juillet 2017, deux mois après sa prise de pouvoir, Emmanuel Macron se rend au domicile de Jacques Chirac. La fille de l’ancien président, Claude Chirac, a au cours de cette viste l’idée d’offrir ce cadre, ayant appartenu à son père, au tout nouveau président. Et ce pour « marquer la continuité de la République par-delà les appartenances politiques ».

Si l’histoire de ce cadre, qui abrite une photo du général de Gaulle, a déjà donné lieu à bon nombre d’articles de presse, personne n’avait jusqu’alors levé le voile sur la nature de la photo en question.

Mais ce mystère, Diane de Vignemont affirme elle avoir résolu, en fouillant dans les archives, notamment celles de la présidence Chirac.

Dans ce fil, Diane de Vignemont nous apprend par ailleurs que l’histoire de ce cadre ne s’arrête pas là, et ne se limite pas à un lien entre Jacques Chirac et Emmanuel Macron. Selon la famille Chirac, ce cadre aurait en effet appartenu auparavant à Georges Pompidou, qui l’aurait offert à Jacques Chirac. L’histoire de ce portrait du général de Gaulle est donc l’histoire d’une longue « transmission républicaine ».

Mais comme le souligne l’autrice de ce fil, ce petit portrait en dit aussi et surtout beaucoup sur Emmanuel Macron, qui n’a de cesse de multiplier les références et les symboles gaullistes depuis son accession à l’Elysée. Les mémoires du Général de Gaulle figurent sur son bureau, quant à la croix de Lorraine, elle a fait son apparition au cours de ce quinquennat sur l’emblème de l’Elysée… A tel point que l’on peut véritablement parler d’« obsession gaullienne ».





nouvelobs

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