Pour l’Union des entreprises de proximité, l’Etat doit continuer de prendre en charge le chômage partiel « faute de quoi il y aura du chômage tout court »


Alain Griset, président de l’U2P, le 5 septembre 2018. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)

Au total, 11,3 millions de salariés et 890 000 entreprises sont au chômage partiel en France depuis l’instauration du confinement qui a mis le pays à l’arrêt. Cette mesure est essentielle pour que les entreprises puissent tenir a expliqué jeudi 30 avril sur franceinfo, Alain Griset, président de l’U2P, l’Union des entreprises de proximité : « Il est évident que les entreprises ne vont pas tout de suite retrouver leurs activités pleines et entières », a-t-il indiqué.

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« Il est donc important que l’Etat continue de les accompagner pour le chômage partiel faute de quoi il y aurait du chômage tout court et tout le travail qui a été fait depuis deux mois tomberaient à l’eau. Pour nous il était inimaginable que le chômage partiel ne continue pas », a insisté Alain Griset.

« Dans la situation actuelle, ce qui est important c’est de maintenir les entreprises en vie, c’est vrai que ça coûte beaucoup d’argent mais c’est le prix à payer pour éviter une catastrophe encore plus grande ».

Le chômage partiel doit maintenu « le temps qu’il faudra et au niveau nécessaire pour que les entreprises puissent continuer à travailler dans des conditions normales, on ne peut pas demander à un entrepreneur de travailler à perte » et « jusqu’au mois septembre nos entreprises n’auront pas une activité totalement normale pour qu’elles soient pas rentables », a-t-il précisé.

Pour ce qui est des conditions sanitaires après le déconfinement, « les travailleurs indépendants espèrent reprendre leurs activités dans les meilleures conditions possibles (…) nous travaillons d’arrache-pied depuis plusieurs semaines pour produire des guides, des fiches qui seront toutes terminées j’espère dans les dix jours qui viennent de façon à ce que chaque travailleur indépendant, chaque artisan sache ce qu’il doit faire, quels moyens il doit mettre en œuvre, les précautions sanitaires pour les salariés, pour eux-mêmes et leurs clients ».

Alain Griset pense que les entreprises vont arriver à se mettre en ordre de marche pour reprendre le travail, même s’« il y a un gros travail qui est fait profession par profession, le ministère du travail planche sur ces fiches et le ministère de la Santé les valide. A priori on devrait pouvoir être prêts ».

« La seule interrogation qu’on peut avoir aujourd’hui c’est d’avoir la fourniture de l’ensemble de ce qui nous sera imposé. Il n’y a pas que les masques, il y a les blouses, les gants, des charlottes, des sur-chaussures. En fonction des professions, il y a des interrogations qui ne sont pas levées sur l’approvisionnement en matériel, mais sur les procédures et protocoles, tout devrait être prêt ».



FranceTVinfo

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