comment la gauche et les écologistes préparent le « monde d’après »


Pendant le confinement, le temps s’est suspendu. Des Français se sont remis à la musique, d’autres ont appris à dessiner, à cuisiner. Les politiques, du moins à gauche et chez les écolos, ont, eux, appris à se parler. « On tente d’apprendre la prochaine gauche et les écologistes », s’amuse l’ancien député frondeur Christian Paul. Il est encore bien trop tôt pour parler d’union à gauche mais la crise sanitaire a accéléré les discussions entre responsables politiques, qu’ils soient écolos, socialistes, communistes ou Insoumis. Un signe de cet élan nouveau : la profusion de boucles et autres cercles rassemblant des figures de formations jusque-là rivales en vue de préparer le « monde d’après ». Avec un objectif encore lointain : trouver pour la présidentielle de 2022 un.e candidat.e commun.e pour déjouer le duel jusqu’ici annoncé Macron-Le Pen.

La maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, en convient :

« Nos agendas se libèrent, les esprits sont plus libres. Dans l’arc humaniste, il y a une accélération des discussions multilatérales, c’est intéressant. On n’est plus que dans des discussions individuelles. Emerge une dimension collective, notamment portée par les ONG et les syndicats. »

« On a plus de temps, on est moins dans l’immédiateté et la pression partidaire est moins forte. On confronte ce qui nous rassemble et ce qui nous divise. C’est la signification politique de ce moment », avoue Guillaume Balas, coordinateur de Génération. s, le parti de Benoît Hamon. « Avant les gens se p

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