Olunga, un grand huit et un immense rêve



  • Michael Olunga est le premier Kényan à jouer en J-League
  • Il s’illustre sous les couleurs de Kashiwa Reysol
  • Il évoque ses espoirs pour Qatar 2022 et son octuplé historique

Michael Olunga est un habitué des premières. Pendant son bref passage à Gérone, il a été le premier joueur du club et le premier Kényan à signer un triplé dans le championnat espagnol. En 2018, le grand attaquant surnommé l’Ingénieur a rejoint Kashiwa Reysol, qu’il a aidé à monter en J1-League. Premier Kényan à évoluer et à marquer en première division japonaise, il a notamment inscrit huit buts le 24 novembre 2019 lors de la victoire des siens 13-1 sur Kyoto Sanga.

En tout, Olunga a marqué 32 buts en un peu plus de 40 matches pour Reysol. « J’attribue ma réussite au travail et à une concentration absolue, même quand tout paraît perdu. C’est la confiance dans sa capacité à accomplir de grandes choses qui fait la différence et pousse à l’exploit sur le terrain », confie-t-il à FIFA.com pour expliquer sa réussite.

Quelque chose de spécial

Grâce notamment à cet octuplé lors de la dernière journée de la saison 2019 – du jamais vu en J2-League -, il a aidé son club à renouer avec l’élite, un an après l’avoir quittée. « Je revenais d’un tournoi avec ma sélection et c’était le dernier match de la saison. Je visais un triplé, parce que j’étais quatrième au classement des buteurs avec 19 réalisations. Je savais que je devais réussir quelque chose de spécial », se souvient-il. « J’ai atteint mon objectif dès la première période. Il me restait 45 minutes pour tenter l’impossible et j’ai tout donné. La saison n’aurait pas pu mieux se terminer. »

Arrivé en Europe en 2016, au club suédois de Djugardens, après une brillante saison sous le maillot de Gor Mahia, Olunga avait également eu besoin d’un temps d’adaptation. « Mes premiers six mois en Suède ont été compliqués. Je suis arrivé d’Afrique en plein hiver. Au choc des températures, se sont ajoutés le choc culturel et une cadence très élevée. Cette expérience m’a rendu plus fort », assure l’attaquant de 26 ans, admirateur de Robin van Persie.

Idées neuves et autre vision

Cette rude épreuve l’a aidée lors de son transfert au Japon. Son travail et sa détermination à s’adapter à la culture du pays ont conquis les supporters de Kashiwa Reysol. « Le chant que les supporters m’ont consacré est inspiré de Jambo-Hakuna Matata de Boney M., une célèbre chanson swahilie », explique Olunga. « Les Kényans la chantent aux étrangers pour leur souhaiter la bienvenue et leur dire que notre pays est une terre de paix. Hakuna Matata signifie qu’il n’y a pas de problème. »

Son acclimatation a été facilitée par sa détermination à communiquer avec ses coéquipiers et ses entraîneurs, et à en apprendre le plus possible sur la culture du pays. Séduit par le football nippon, il s’est réjoui de la campagne des Blue Samouraïs en Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™, qui les a menés aux portes des quarts de finale.

C’est précisément à cette compétition qu’il brûle de conduire le Kenya, qui n’a jamais accédé à la phase finale. À la reprise des qualifications, les Harambee Stars affronteront le Mali, l’Ouganda et le Rwanda dans le Groupe E du deuxième tour. « L’Ouganda et le Mali ont atteint les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2019, donc nous sommes l’une des formations les plus faibles de la poule », admet Olunga, qui reste cependant optimiste. « Mais le football kényan a beaucoup progressé récemment. Avant 2019, notre dernière participation à la CAN remontait à 2004. Il y a eu un changement de leadership et les nouveaux dirigeants tentent d’insuffler des idées neuves, de mieux former les entraîneurs et d’apporter une autre vision du jeu. Ils ont transformé le football kényan. Notre croissance est encourageante et nous avons un bel avenir devant nous », conclut-il.

Michael Olunga of Kenya looks on



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