comment Hidalgo prépare le déconfinement de Paris



Le silence et le vide. De longs couloirs dépeuplés et un Hôtel de Ville déserté. Au premier étage, au milieu de son immense bureau avec vue sur la Seine, un masque lui mangeant le visage, Anne Hidalgo finit de prendre quelques notes sur son cahier. On la regarde. On y pense : Fluctuat nec mergitur, autrement dit « Il est battu par les flots mais ne sombre pas ». La devise de Paris est devenue le mantra de son mandat. Depuis son élection en 2014, la maire de la capitale a affronté les attentats de « Charlie Hebdo » et de l’Hyper Cacher, ceux du 13-Novembre et maintenant la crise du coronavirus. La mort rode toujours, mais Anne Hidalgo ne sombre pas.

Elle s’assied au bout de la longue table en verre où trône le téléphone pieuvre noir, l’outil magique de cette épreuve qui se gère en « conf call ». Retire son masque. « Coucou tout le monde, vous allez bien ? » Il est 10 heures et en ce vendredi d’avril, comme tous les matins depuis le début du confinement, la maire de Paris échange avec ses adjoints. Ne laisse rien passer. « On n’aura que dix mille tests sérologiques avec nos commandes ? Pour une ville de deux millions deux cent mille habitants ? » Elle ajoute :

« Il faut être offensif. On doit obtenir notre autonomie. On achète aux Chinois si les tests chinois sont labellisés. Nos contraintes ne doivent pas être budgétaires. »

La consigne passée en souriant à ses troupes : « Faites les pitbulls. » Elle fait le point sur les masques, elle en veut un « grand public » pour chaque Pari

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