La Bourse de Paris limite ses pertes à mi-séance (-0,49%)


La Bourse de Paris réduisait ses pertes (-0,49%) vendredi à la mi-journée, digérant, en plus de nombreux résultats d’entreprises, l’échec d’un essai clinique en vue d’un traitement contre le Covid-19 et celui des négociations européennes pour un plan de relance.

A 13H35 (11H35 GMT), l’indice CAC 40 se repliait de 21,76 points à 4.429,24 points, dans un volume d’échanges de 821 millions d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,89%.

Après une ouverture en nette baisse, la cote parisienne a limité son recul dans la matinée, réconfortée par la perspective d’une ouverture dans le vert de Wall Street.

Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait en effet 0,82%, l’indice élargi S&P 500 progressait de 0,81% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 0,65%.

Les marchés européens « ont ouvert en forte baisse, dans le sillage d’une séance asiatique morose », en raison d’informations sur l’échec apparent d’un essai clinique pour un traitement contre le Covid-19 et d' »une certaine déception quant à l’issue du sommet européen » qui s’est tenu jeudi, a résumé dans une note Michael Hewson, un analyste de CMC markets UK.

L’antiviral remdesivir du laboratoire américain Gilead Sciences a échoué à améliorer l’état de malades du Covid-19, selon les résultats d’un des premiers essais cliniques sur le médicament en Chine qui ont été publiés brièvement jeudi par erreur sur le site de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), avant d’être retirés, a rapporté le Financial Times.

Faute de consensus, l’Union européenne a finalement encore temporisé sur un plan de relance commun, restant divisée tant sur le montant que sur le mode de financement de ce dernier.

Outre-Atlantique, les élus de la Chambre des représentants ont en revanche adopté un nouveau plan d’aide aux petites et moyennes entreprises et aux hôpitaux de 480 milliards de dollars, après le plan de relance historique de 2.200 milliards approuvé fin mars.

– Sanofi bien orienté –

Côté indicateurs, le moral des entrepreneurs allemands a enregistré en avril sa « plus forte baisse », perdant 11,6 points sur un mois, pour atteindre son plus « bas niveau » depuis la création de la version actuelle de l’indice Ifo.

Aux États-Unis, les commandes de biens durables pour mars et la confiance des consommateurs pour avril (Université du Michigan) sont encore attendues.

Sur le front des valeurs, Sanofi gagnait 1,36% à 90,10 euros, profitant d’un chiffre d’affaires de près de 9 milliards d’euros au premier trimestre, soit une hausse de 6,9% due pour moitié à la pandémie de Covid-19.

Vinci prenait 0,28% à 70,39 euros, fort d’un chiffre d’affaires stable au premier trimestre alors que ses activités internationales lui évitent pour l’heure une baisse de ses revenus qu’il juge néanmoins inévitable cette année face au coronavirus.

Saint-Gobain perdait en revanche 3,23% à 23,35 euros, le groupe tablant sur « un deuxième trimestre 2020 difficile avant un redressement au second semestre », a-t-il indiqué jeudi en annonçant des ventes en baisse de près de 10% au premier trimestre, liées notamment au coronavirus.

Valeo bondissait pour sa part de 7,33% à 17,35 euros. L’équipementier automobile a subi une baisse des ventes de 7% au premier semestre, mais fait nettement mieux que le marché face au coronavirus grâce au lancement de produits technologiques innovants.

Les valeurs bancaires, après un sursaut la veille, repartaient à la baisse, à l’instar de Société Générale (-2,04% à 13,92 euros), Natixis (-2,64% à 1,93 euros), BNP Paribas (-1,97% à 26,60 euros) et Crédit Agricole (-0,80% à 6,70 euros).

Bureau Veritas se repliait de 3,13% à 18,12 euros après avoir annoncé jeudi un chiffre d’affaires en baisse de 3% au premier trimestre, expliquant avoir été pénalisé principalement en Chine par la crise du Covid-19.



challenges

A lire aussi

Laisser un commentaire