Les dessous de « l’opération déconfinement »


Le rendez-vous était initialement prévu à 19 heures avant d’être finalement repoussé à 19h45. Ce n’est donc qu’avec un petit quart d’heure d’avance sur les Français que les ministres et les principales figures de la majorité ont appris les grandes lignes de l’allocution présidentielle, ce lundi 13 avril. Un coup de téléphone collectif du Premier ministre, et rien d’autre. « Avant cet appel, je n’avais strictement aucune idée de ce qui serait annoncé », reconnaît un ponte du pouvoir macroniste. Aucune idée de la date du lancement de l’opération déconfinement (11 mai). Aucune idée de la façon dont seraient rouvertes les écoles (progressivement à partir de la même date). Un cadre de La République en Marche, décrypte :

« Le président est jaloux comme personne de sa liberté d’action et de manœuvre. En temps normal, il attend déjà la dernière minute avant de dévoiler sa décision pour ne pas avoir les mains liées, pour pouvoir absorber un dernier paramètre jusqu’à l’ultime instant. Là, vu la gravité de la décision qu’il avait à prendre, il ne fallait pas qu’on s’attende à autre chose. »

En revanche, tous ont découvert en direct le changement de ton du président. Fini l’appel martial à la « guerre », place à l’« humilité ». Et au mea culpa.

« Le moment, soyons honnêtes, a révélé des failles, des insuffisances. Nous avons dû parer à l’urgence, prendre des décisions difficiles à partir d’informations partielles, souvent changeantes, nous adapter sans cesse, car ce virus était inconnu et i

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nouvelobs

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