La Bourse de Paris finit bien orientée (+0,89%)


La Bourse de Paris a progressé de 0,89% jeudi, aidée par la bonne tenue de Wall Street et les espoirs d’un soutien européen coordonné, malgré des indicateurs macroéconomiques particulièrement affectés par la pandémie de Covid-19.

L’indice CAC 40 a pris 39,20 points à 4.451,00 points, dans un volume d’échanges faible de 2,9 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 1,25%.

« Nous sommes vraiment aujourd’hui dans une logique de temporisation » sur le marché, faute d’un horizon dégagé, a estimé Frédéric Rozier, gérant de portefeuille à Mirabaud France.

Si l’indice parisien a profité en début de séance de l’élan positif suscité par le rebond des cours du pétrole, il a ensuite été conforté dans sa hausse par les indices américains, qui ont, eux, bénéficié de chiffres d’inscriptions au chômage en diminution, même si à des niveaux historiquement élevés.

La forte remontée du cours du baril – tombés à des niveaux historiquement bas en début de semaine – apportait aussi du soulagement, quoique teinté de prudence car cette reprise apparaissait liée à l’escalade des tensions entre l’Iran et les États-Unis.

Il s’agit d’un « réajustement », mais qui « n’est pas pérenne car il n’y a aucune raison que le pétrole se mette à monter fortement » et ses prix vont rester « relativement bas pour l’instant », juge M. Rozier.

En outre, les publications d’entreprises qui commencent à arriver en Europe « témoignent d’une absence de visibilité », ajoute-t-il.

Les investisseurs étaient aussi suspendus au sommet des dirigeants européens qui a débuté peu après 13H00 GMT afin de trouver des solutions pour sortir l’Union européenne de la récession engendrée par le coronavirus.

La présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde a mis en garde dès l’ouverture du sommet les dirigeants de l’UE contre le risque « d’agir trop peu, trop tard » face aux conséquences économiques de la pandémie, selon une source proche des discussions.

En matière de valeurs, le secteur bancaire a bénéficié des annonces de la Banque centrale européenne mercredi soir, qui s’est dite prête à accepter les obligations dégradées en catégorie « spéculative » comme garanties pour des crédits accordés aux banques.

BNP Paribas a bondi de 6,25% à 27,13 euros, tout comme Société Générale (+5,18% à 14,21 euros) et Crédit Agricole (+4,35% à 6,76 euros).

Renault a pris 4,16% à 16,49 euros. Le constructeur a vu certes vu son chiffre d’affaires plonger de 19,2% au premier trimestre, victime de l’effondrement du marché mondial, mais conforme aux prévisions des analystes.

Hermès a engrangé pour sa part 4,22% à 701 euros. Le groupe s’attend à des ventes « fortement » affectées au deuxième trimestre par l’épidémie mais se dit « confiant » quant à sa « résilience ».



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