les entreprises en difficulté peuvent continuer à compter sur l’État


L’usine PSA de Sochaux (Doubs) a arrêté sa production en raison de l’épidémie de Coronavirus le 17 mars 2020. Photo d’illustration. (LIONEL VADAM / MAXPPP)

Dans son allocution télévisée, lundi 13 avril, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé de nouvelles mesures de soutien à l’économie lourdement touchée par l’épidémie de coronavirus.

Annulation de charges et aides spécifiques sont au cœur du dispositif. On peut citer tout d’abord le prolongement des mesures de chômage partiel et de financement divers pour les sociétés frappées de plein fouet par la pandémie. Le chef de l’État s’est voulu rassurant d’abord pour les artisans, commerçants et professions libérales qui bénéficient déjà d’un fond de solidarité. Mais l’État va aller plus loin… à charge pour le gouvernement d’augmenter ces aides.

Beaucoup d’entreprises se plaignent de lourdeurs administratives encore trop importantes. Le message envoyé hier soir par le chef de l’Etat s’adresse tout autant aux entreprises qu’à l’administration. Message rassurant pour les entreprises, appel à l’action et la compréhension de la part de l’administration qui va devoir simplifier et fluidifier ses relations avec les entrepreneurs (« procédures inutiles« , « lenteurs« , les mots ont été prononcés). Face aux charges, traites, loyers et remboursements d’emprunts qui continuent de tomber, Emmanuel Macron appelle tous les acteurs à mettre de l’huile dans les rouages. L’administration publique n’est pas la seule visée : les banques et les assurances ont été clairement cités par le président. « Les banques devront décaler les échéances beaucoup plus massivement qu’elles ne l’ont fait jusqu’à présent », les assurances appelées à « faire des efforts« .

Assureurs et banquiers sont des acteurs privés. Mais les aides publiques supplémentaires représentent un coût pour l’État. Le président de la République ne s’est pas avancé sur le terrain des chiffres Et pour cause : c’est « rendez-vous en terre inconnue ». On l’a bien compris dans les propos du locataire de l’Elysée : l’heure n’est pas aux comptes mais à l’urgence. À ce jour, le plan de soutien à l’économie par l’État s’élève à 100 milliards d’euros. Il a été multiplié par plus de deux en l’espace de quinze jours, et ce n’est certainement pas terminé. C’est Gérald Darmanin qui est désormais en première ligne. Le ministre de l’Action et des Comptes publics dévoilera mercredi 15 avril, en Conseil des ministres, la loi de finances rectificative pour 2020.



FranceTVinfo

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