Pour la patronne de l’UE, les responsables politiques ont « sous-estimé » le coronavirus


La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a admis que les responsables politiques avaient tous « sous-estimé » l’ampleur du danger représenté par l’épidémie du nouveau coronavirus, dans une interview publiée mercredi 18 mars par le quotidien allemand « Bild ».

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« Je pense que nous tous, qui ne sommes pas experts, avons sous-estimé au départ le coronavirus », a déclaré Ursula von der Leyen au journal. « Mais entre-temps il est devenu clair qu’il s’agit d’un virus qui va nous occuper encore longtemps », a ajouté la présidente de l’exécutif européen.

« Nous avons compris que toutes ces mesures, qui il y a encore deux ou trois semaines paraissaient drastiques et draconiennes, devaient être prises à présent », a estimé Ursula von der Leyen, en rappelant que l’Europe était « en ce moment l’épicentre de la crise ».

Les Etats-Unis pointés du doigt

Elle a néanmoins réfuté le terme de « guerre » contre le virus employé cette semaine par Emmanuel Macron. « Personnellement, je n’utiliserais pas le terme de guerre mais je comprends la motivation du président français car le coronavirus est un adversaire inquiétant », a dit la présidente de la Commission.

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Pour le ministre allemand de l’Economie, les Etats-Unis de Donald Trump ont pris eux encore plus à la légère le virus au départ qu’en Europe. « Le déclenchement de la crise a été probablement encore plus sous-estimé aux Etats-Unis que dans certains pays européens », a dit mercredi Peter Altmaier au groupe de presse régional allemand Funke.

« C’est la raison pour laquelle nous espérons beaucoup que les Etats-Unis parviennent à contrôler la situation, aussi dans notre propre intérêt », a-t-il ajouté, soulignant que « personne ne peut souhaiter que cette économie tombe dans une récession incontrôlée ».

Mardi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait par ailleurs dit espérer un vaccin contre le coronavirus « avant l’automne », au lendemain de sa rencontre avec les responsables d’un laboratoire allemand





nouvelobs

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