monsieur Macron, prenez la décision qui s’impose !


Pourquoi traîner ? Cette question, depuis ce dimanche électoral baroque et néanmoins démocratique, hante les esprits des Français. Pourquoi donc ce gouvernement donne un sentiment de flottement, traînant des pieds pour imposer les mesures inévitables, pleurnichant devant l’attitude de ces citoyens insouciants, qui traînent dans les parcs, goûtant aux premiers rayons d’un printemps meurtrier, sans prendre illico la décision qui s’impose : boucler le pays, copier Italiens et Espagnols, et comme avant eux les Coréens et les Chinois.

« Une vanille fraise s’il vous plaît ! » : à Montmartre, les Parisiens bravent les restrictions

Imposer ce confinement absolu, indispensable pour enrayer la propagation du virus malin. Pourquoi donc cette pusillanimité d’un Jupiter aux manettes ? Il y a quelques semaines, on pouvait mettre ces atermoiements sur le dos de l’économie, de la protection de nos entreprises, afin d’éviter une crise sociale sans précédent depuis la Seconde Guerre Mondiale. Mais aujourd’hui ?

La théorie du bazooka : agir vite et fort pour soutenir l’économie

Tous les clignotants sont au rouge foncé, pour ne pas dire au noir. Pourquoi se cacher encore derrière l’avis de ce Comité scientifique, certes fiable et respectable, mais qui ne peut que donner un point de vue consultatif ? Et qui, d’autre part, malgré ses compétences indéniables, est tout aussi démuni et tétanisé devant ce Codiv-19 dont il ne connaît que des bribes sur sa nature génétique et sur sa capacité à nuire au plus grand nombre.

C’est donc bien au gouvernement, aux politiques, de plier l’affaire et de passer aux actes forts. Les Français sont des irresponsables, de grands enfants ? Alors, Mister Macron, soyez responsable pour eux. Prenez la décision qui s’impose, ou plutôt les décisions. En urgence absolue. Confinement total et annulation immédiate du second tour des élections municipales. Vous pouvez théâtraliser l’opération survie en invitant les partis politiques dans une réunion de concertation, avec le mètre d’écart réglementaire entre vous. Vous pouvez encore envoyer Edouard Philippe sur le front médiatique, mais cette fois dans la posture du général Patton et pas celui d’un maître d’école courroucé par ces garnements de Français. Vous pouvez aussi agir au plus vite, sans tergiverser, sans avoir peur d’être traité d’apprenti dictateur.

L’heure n’est pas aux petits calculs politiques mais à la déclaration virologique, mille fois plus dévastatrice que les missiles, pernicieuse, insidieuse, agissant sur tous les fronts, s’immisçant dans les moindres recoins de nos villes et de nos campagnes.

Bill Gates et la CIA avaient prévu la pandémie, et nous ne sommes pas prêts

Avez-vous remarqué à quel point ce premier tour des élections municipales avait un côté surréaliste ? Le virus s’était glissé sur tous les plateaux télé, rendant absurde et presque indécent tout débat, toute polémique. Ces empoignades qui font habituellement le sel de nos soirées électorales avaient un aspect crépusculaire. Tout nous renvoyait à la seule question qui vaille : comment sortir sans trop de dégâts, c’est-à-dire sans trop de décès, de ce combat contre un ennemi sans armée, sans tanks, sans snipers, sans bombardiers, sans idéologie, sans ambition de conquête de territoires ou de matières premières ? Cher président, personne ne vous reprochera d’être un Winston Churchill, ni aujourd’hui ni demain. Ne vous cachez pas derrière le vénérable Comité scientifique. Oubliez Saint-Simon. Quand, il faut l’espérer, cette crise sera derrière nous, dans deux, trois, quatre, voire cinq ou six mois, personne n’ira chercher querelle aux « sachants » et aux savants. Ils ne sont pas au pouvoir. Ils ne sont que des consultants. Devant l’Histoire, vous serez seul. N’attendez plus.





nouvelobs

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