Des décrocheurs de portraits de Macron font un passage en garde à vue


12 militants qui participaient à une action « Démasquons Macron » ont été interpellés et placées en garde à vue vendredi 13 mars à Paris, avant d’être libérés, pour 11 d’entre eux, le lendemain en milieu de journée.

A deux jours de l’élection municipale, les écologistes d’ANV-Cop 21, des Amis de la terre et Attac souhaitaient, avec cette action de désobéissance civile menée près de l’Elysée, « démasquer le double discours présidentiel » et « informer les citoyens à la veille des élections municipales ».

Une centaine de portraits officiels d’Emmanuel Macront ont été décrochés des mairies ces derniers mois à l’appel d’ANV-Cop21, une manière pour les militants d’illustrer le « vide » de la politique climatique du gouvernement.

Aurélie Trouvé, la porte-parole d’Attac France, le président des Amis de la terre Khaled Gaiji et la figure des « gilets jaunes » Priscilla Ludosky se trouvaient parmi les gardés à vue.

L’association les Amis de la terre a annoncé à la mi-journée leur libération.

« Les droits fondamentaux n’ont pas été respectés » durant cette garde à vue, a affirmé Aurélie Trouvé à sa sortie, devant plusieurs personnes réunies pour apporter leurs soutiens aux militants. « Je ne pouvais pas pisser, pas boire, on avait froid, vous aviez deux couvertures pour six (…). C’est la honte pour l’Etat français », a-t-elle ajouté.

Selon ANV-Cop21, une militante était toujours en garde à vue au commissariat du 5e arrondissement.





nouvelobs

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