Agnès Buzyn veut laisser le périphérique aux voitures



Le coronavirus n’aura finalement pas raison des municipales. Gel hydroalcoolique à l’entrée des bureaux de vote, agents supplémentaires, nettoyage des écoles utilisées pour les élections… la bataille de Paris aura bien lieu dimanche 15 mars.

Hidalgo, Buzyn, Dati : la guerre des trois pour Paris

Dans la capitale, le scrutin s’annonce plus incertain que jamais. Anne Hidalgo (PS), Agnès Buzyn (LREM) et Rachida Dati (LR) sont au coude-à-coude. « L’Obs » leur a proposé un questionnaire qui esquisse leur vision pour Paris.

Retrouvez ici la rencontre vidéo avec Agnès Buzyn :Municipales à Paris : Anne Hidalgo veut Ladj Ly et JR pour la cérémonie d’ouverture des JO

Quelle rue débaptisez-vous à Paris et comment la rebaptisez-vous ?

Je n’ai pas l’intention de débaptiser des rues aujourd’hui. Par contre, je pense qu’il y a lieu de mettre en avant des femmes, plus de femmes, plus de parité dans le nom des rues de Paris. Moi, j’aime le collectif donc, typiquement, j’aurais dit : rue des Suffragettes. Mais comme c’est un mouvement qui s’est passé en Angleterre et pas à Paris, ce n’est pas tout à fait approprié. Mais c’est quand même un collectif de femmes qui a obtenu le droit de vote, en 1918.

Paris accueille les JO en 2024. Quel artiste proposez-vous pour la cérémonie d’ouverture ?

Je pense que je laisserai d’autres choisir parce que mes goûts sont très éclectiques. Je risque de choisir un groupe de hard rock parisien… Ça peut ne pas plaire à tout le monde.

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Quel événement historique marque le plus Paris ?

Si je dois retenir une image, c’est celle de De Gaulle à la Libération sur la place de l’Hôtel de Ville, parlant de Paris libéré.

Quel serait un prix au mètre carré « raisonnable » à Paris ?

Le prix du mètre carré à l’achat est autour de 11 000 euros. Donc, c’est un échec. Il faut remettre du logement abordable à Paris. Et ma politique, c’est de remettre des logements vacants sur le circuit, de permettre l’achat à des familles de la classe intermédiaire en dissociant le bâti et le foncier, ce qui permet d’avoir des prix d’achat plus raisonnables, voire diminués de moitié.

En 2020, l’immobilier va-t-il monter encore plus haut ?

Et donc, aujourd’hui, c’est vraiment une politique où je remets des logements vacants en accessibilité pour réduire la pression sur l’offre.

Un mot pour qualifier les trottinettes ?

Anarchique. Totalement anarchique. Il y a plusieurs prestataires, on les trouve mal rangées, on les trouve sur les trottoirs. Aujourd’hui, pour moi, les trottinettes, pourquoi pas, elles permettent de décharger l’espace public de la voiture.

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Pour autant, aujourd’hui, chacun à sa place, voitures, vélos, trottinettes, piétons… Et il faut que chacun trouve sa place dans l’espace public.

Vous avez la possibilité de supprimer le périphérique à court terme. Il devient quoi ?

A court terme, je ne le supprime pas. Mais c’est vraiment une barrière avec la périphérie qui est pourtant une partie intégrante de la capitale. Les gens viennent travailler. Il faut permettre plus de passages au-dessus du périphérique. Je crée donc des passerelles pour les mobilités douces. Je couvre une partie du périphérique pour le verdir. Je végétalise aussi ses abords et je fais en sorte que, sur le périphérique, on ait une file réservée aux véhicules propres, aux véhicules collectifs, de façon à ce qu’on favorise une transition entre le tout-voiture et des mobilités propres.





nouvelobs

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