A Ajaccio, la lutte contre la mafia ne s’est pas invitée dans le débat des municipales



UN JOUR, UNE VILLE

Portrait d’un candidat, interview, débat local à résonance nationale… Depuis le 20 janvier et jusqu’aux élections des 15 et 22 mars, « l’Obs » raconte chaque jour la campagne des municipales à travers l’une des 35 000 communes françaises.

Ecoles, lycées et crèches sont fermés depuis une semaine. En ce jeudi matin, le troisième décès lié au coronavirus vient d’être enregistré dans la ville d’Ajaccio, où 53 personnes ont déjà été testées positives. A l’aéroport, les avions atterrissent à moitié vide. Le cours Napoléon (mini « Champs-Elysées » de la cité impériale) est vide, les restaurants peu fréquentés, la circulation inhabituellement fluide. Et dès que quelqu’un tousse, tout le monde sursaute. « On a l’impression d’être dans un film d’anticipation, nous vivons un stade 3 qui ne dit pas son nom », constate Laurent Marcangeli, maire d’Ajaccio et candidat à sa succession. Proche d’Edouard Philippe, il a abandonné l’étiquette LR pour se présenter sous sa propre bannière, « Ajaccio le mouvement ! »

Evidemment, depuis une semaine, et les premiers dépistages en nombre du coronavirus, la campagne se passe sur internet pour les huit candidats et les meetings ont été annulés. Le taux d’abstention promet d’être haut. Le maire sortant prévoyait déjà une participation plus faible qu’en 2014 et 2015 (il y avait eu deux élections, la première ayant été annulée en raison de procurations litigieuses et une nouvelle organisée un an plus tard.) La campagne n’a pas déplacé les

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