No future à Fessenheim ? « Il en faut du courage pour être maire ici »



UN JOUR, UNE VILLE

Portrait d’un candidat, interview, débat local à résonance nationale… Depuis le 20 janvier et jusqu’aux élections des 15 et 22 mars, « l’Obs » raconte chaque jour la campagne des municipales à travers l’une des 35 000 communes françaises.

Lorsque le réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Fessenheim a été débranché, dans la nuit du 22 février, Claude Brender a symboliquement plongé son village dans le noir. Au pied de l’église Sainte-Colombe, sur la place principale, l’édile a d’abord éteint le grand panneau lumineux d’affichage municipal. Puis il a traversé la rue pour aller chercher des bougies dans le bel hôtel de ville vitré, juste en face, afin d’éclairer la soupe populaire organisée en soutien aux agents de la centrale. « Cette fermeture va dévitaliser tout le village », a-t-il prophétisé.

Derrière lui, Lilly, Jacky, Jean-Yves, Didier et Yannick ont acquiescé. Les cinq conseillers municipaux sont ou ont été ingénieurs et techniciens supérieurs à EDF. Difficile, néanmoins, de les soupçonner d’opportunisme électoral, à trois semaines des municipales. Car s’il fut un temps où les luttes étaient âpres pour remporter la mairie et gérer les millions d’euros d’enveloppe budgétaire de cette commune qui s’est enrichie grâce à l’atome, c’est désormais fini. Le sexagénaire apparenté UDI est cette fois désespérément seul à prétendre au siège.

« Village champignon »

A l’heure de la dénucléarisation du « village champignon », on se bouscule nettement moins au po

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