une institutrice écrouée pour viols sur ses filles, ses élèves interrogés



L’enseignante est accusée de s’être « filmée en train de faire des actes de nature sexuelle sur ses deux enfants ». Aucun élément ne laisse penser qu’elle ait agressé ses élèves, mais la justice souhaite quand même entendre ces derniers par « simple précaution ».

Sordide affaire à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Une professeure des écoles, accusée d’avoir violé ses deux filles de 5 et 7 ans, a été mise en examen et placée en détention provisoire en novembre, tout comme son mari et son amant, a-t-on appris vendredi 6 mars auprès du parquet de Nancy. Ses élèves vont être entendus par les enquêteurs.

« Vendredi, des convocations ont été adressées aux parents concernés. Aucun élément ne laisse à penser que l’enseignante s’en soit prise à ses élèves. Il s’agit d’auditions de ‘simple précaution' » décidées par la juge d’instruction, a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Nancy, François Pérain, confirmant une information du L’Est républicain. Selon le journal, « 118 écoliers ou anciens écoliers vont être interrogés dans les prochains jours ».

Interpellés fin novembre, la femme, née en 1986, son mari, né en 1974, et son amant, né en 1976, ont été écroués à l’issue de leur garde à vue. L’enseignante et son mari ont été mis en examen pour « viols et agressions sexuelles incestueux sur mineures de moins de 15 ans » et « corruption de mineurs ». L’amant, lui, est mis en examen pour « complicité ». La femme est aussi mise en examen pour « captation d’images pédopornographiques ». 

En février 2019, hospitalisée aux urgences psychiatriques de Nancy après une tentative de suicide, la professeure des écoles s’était confiée à un interne, lui disant s’être, sous la pression de son amant, « filmée en train de faire des actes de nature sexuelle sur ses deux enfants », a expliqué le procureur de la République de Nancy.

L’enquête préliminaire ouverte à la suite de ces confessions a abouti au placement en garde à vue de la femme et de l’amant, qui a reconnu avoir reçu les vidéos pédopornographiques, mais a accusé le mari d’avoir aussi commis des actes sexuels sur ses enfants. Ce dernier, interpellé à son tour, a nié. Les deux fillettes ont été « confiées au conseil départemental à la suite d’une ordonnance de placement provisoire », a indiqué François Pérain.



francetvinfo

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