La Bourse de Paris reprend des couleurs (+1,33%) grâce aux banques centrales


La Bourse de Paris a terminé de nouveau nettement dans le vert (+1,33%) mercredi, au lendemain de l’abaissement inattendu par la Fed de ses taux directeurs qui, passé l’effet de surprise, semblait accueilli plutôt favorablement par le marché.

L’indice CAC 40 a pris 71,72 points à 5.464,89 points, dans un volume d’échanges très important de 5,9 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 1,12%.

« La volatilité baisse un peu » sur les marchés ce mercredi, a noté auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, un gérant actions de Dôm Finance.

Nous avons eu « un effet de surprise hier, qui a joué défavorablement et aujourd’hui nous revenons à une meilleure appréciation de l’action de la Fed, qui va aider particulièrement les entreprises en difficulté de crédit », a-t-il complété.

La Fed a pris de court les marchés mardi en réduisant ses taux de 50 points de base afin de contrer les effets économiques négatifs de l’épidémie de coronavirus, sans attendre sa réunion de politique monétaire des 17 et 18 mars.

La Banque du Canada a également annoncé mercredi une baisse de 50 points de base de son taux directeur.

La Banque du Japon et la Banque d’Angleterre ont dit se tenir elles aussi prêtes à agir.

Par ailleurs, « la situation en Chine évolue plus favorablement, à la fois sur le plan sanitaire mais aussi sur le plan économique » puisque « de nombreuses entreprises ouvrent de nouveau », selon M. Larrouturou. Aussi « on s’attend à ce que la situation soit quasiment normalisée à la fin de la semaine prochaine, ce qui donnerait un signal très positif au marché ».

Le virus, qualifié pour la première fois mercredi de « pandémie » par l’Allemagne, a contaminé à ce jour plus de 93.000 personnes dans le monde et fait plus de 3.200 morts, notamment en Chine où il est apparu en décembre. Il affecte dorénavant tous les continents, sauf l’Antarctique.

Le FMI a estimé que la croissance mondiale sera inférieure en 2020 à celle de 2019 à cause de l’impact de l’épidémie.

« L’autre élément très favorable est le fait que Joe Biden soit maintenant en tête de la course à l’investiture démocrate » aux Etats-Unis « parce que le programme de son adversaire Bernie Sanders est considéré par la plupart des investisseurs comme très défavorable aux marchés financiers », a estimé M. Larrouturou.

Côté indicateurs, en France, la croissance de l’activité du secteur privé s’est accélérée en février. L’activité dans les services en Allemagne est elle aussi restée solide, et aux Etats-Unis sa croissance a atteint son plus haut niveau en un an.

En revanche, en Chine, l’activité dans les services s’est effondrée en février, comme dans le secteur manufacturier, paralysée par l’épidémie qui force beaucoup de travailleurs et consommateurs à rester calfeutrés chez eux.

– L’aérien mal en point –

CNP Assurances a progressé de 1,15% à 14,04 euros. Ce grand assureur de personnes va passer dans le giron de La Poste, qui via la Banque Postale contrôlera 62,13% de CNP Assurances.

Airbus, qui s’attend à une situation « encore plus difficile » cette année en raison de l’impact de l’épidémie de coronavirus sur le trafic aérien, a reculé de 1,03% à 110,96 euros.

Air France a chuté de 4,13% à 6,22 euros. La compagnie aérienne va permettre à ses clients de reporter ou d’annuler sans frais tous les voyages réservés avant le 31 mars 2020 et prévus entre le 3 mars et le 31 mai, face aux inquiétudes sur le coronavirus.



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