Nice, le laboratoire sécuritaire de Christian Estrosi



UN JOUR, UNE VILLE

Portrait d’un candidat, interview, débat local à résonance nationale… Depuis le 20 janvier et jusqu’aux élections des 15 et 22 mars, « l’Obs » raconte chaque jour la campagne des municipales à travers l’une des 35 000 communes françaises.

Nice en six écrans divisibles, avec des images en haute définition, en grand-angle, zoomées à six kilomètres de distance, filmées en caméra thermique. La promenade des Anglais, la Coulée verte, l’avenue Jacques-Médecin, les ruelles de la vieille ville, la statue de Jacques Chirac, vandalisée à peine inaugurée…

Nous sommes dans la salle de commandement du Centre de supervision urbain, 1 200 mètres carrés au 4e étage d’un immeuble de la place Charles-de-Gaulle, au cœur de Nice. La tour de contrôle de la ville, l’endroit où tout se surveille. « Lors des grands événements, comme le carnaval, c’est une vraie ruche ici, au moins cinquante personnes », décrypte Véronique Borré, directrice générale adjointe en charge, notamment de la sécurité. Ce jour-là, l’affluence est nettement moins nombreuse. Une demi-douzaine de policiers municipaux scrute consciencieusement le mur d’images devant eux, l’air de s’ennuyer un tantinet. Ils traquent l’automobiliste peu scrupuleux ou le voleur à la tire qui s’apprête à passer à l’acte.

Nice est la championne de France en matière de sécurité. 3 200 caméras – reliées comme il se doit en temps réel au Centre de supervision urbain –, un peu plus de 32 unités au km2, mais aussi 550 policiers municipaux

Pour lire les 84 % restants,
testez l’offre à 1€ sans engagement.





nouvelobs

A lire aussi

Laisser un commentaire