comment une équipe d’urgentistes à Lyon accueille, se protège et examine un cas suspect



Un jeune homme de 30 ans se présente spontanément à l’accueil du second plus grand service d’urgences de France, à l’hôpital Edouard-Herriot de Lyon. Il a passé deux semaines en Angleterre dont il est revenu trois jours avant de venir consulter pour une toux tenace et une faible fièvre qui « va et vient ».

Il porte un masque chirurgical et répond ce jour-là à l’interrogatoire mené par le médecin urgentiste Nathalie Chapelle-Petit qui informe ses services par téléphone de cette arrivée. Devant ce cas suspect de coronavirus, le médecin-chef et son équipe vont devoir se protéger : « On va le mettre directement dans le box 1 et on ne va pas le faire passer par le sas. » La salle d’attente est bouclée.

« On fait quand même attention en prenant toutes les précautions »

« Pour l’instant, on bloque, en attendant d’en savoir un petit peu plus », dit l’urgentiste qui commence à s’équiper. « Ah, mais tu as pris des lunettes de plongée… » note une infirmière du service dont la climatisation a été coupée. On lui met autour du cou un stéthoscope à usage unique et ses mains sont gantées : « On n’y va pas inquiet mais on fait quand même attention en prenant toutes les précautions… et on y va ! »

Le patient attend la visite de contrôle dans le box. L’interrogatoire du médecin se précise : « Avez-vous des problèmes de santé ? » ; « Fumez-vous ? » ; « Où étiez-vous en Angleterre ? » ;  « Et la température ? »… L’homme répond qu’il a beaucoup transpiré et a eu froid pendant la nuit. En fait, les constantes sont très bien et il n’a pas de mal à respirer. Fausse alerte : une angine, rien de plus. La patient va pouvoir repartir. Le service reprend…



francetvinfo

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