[L’Europe en région] Dans les Landes, l’Europe soutient la filière agroalimentaire locale



Actualité


25.02.2020

Antarctic Foods Aquitaine, société spécialisée dans la surgélation de légumes produits dans les Landes et aux alentours, a bénéficié d’importantes aides de l’Europe et de la région Nouvelle-Aquitaine. Des subventions précieuses pour la modernisation de l’entreprise, qui compte significativement accroître sa production.

Plants de maïs – Crédits : feellife / iStock

Antarctic Foods Aquitaine, une aventure commerciale européenne ? L’histoire de son dirigeant, Herwig Dejonghe, l’est en tout cas résolument.

Ce chef d’entreprise belge appartient à la famille ayant fondé Pinguin, qui a commencé à surgeler des légumes dès les années 1960. Une trentaine d’années plus tard, alors que la société cherche à s’étendre hors de Belgique, Herwig Dejonghe apprend d’un agriculteur landais les quantités astronomiques de carottes gaspillées annuellement dans la région. Le motif ? Leur aspect quelque peu disgracieux, du moins trop pour être vendus dans les supermarchés. Ce qui n’enlève pourtant rien à leur qualité !

L’entrepreneur, au fait de la qualité de la production agricole locale, s’implante ainsi à Ychoux dans les Landes, bien décidé à valoriser ces légumes perdus. Surgelant au départ le maïs doux et la carotte des sables, sa production s’est peu à peu étendue aux petits pois, aux salsifis, aux haricots verts ou encore aux pommes de terre. La clientèle de l’entreprise est maintenant composée d’industries agroalimentaires situées en Belgique, en Italie, en Allemagne, en Espagne, en Hollande et au Royaume-Uni, liste le quotidien Sud Ouest. « Je suis un vrai Européen !« , affirme Herwig Dejonghe.

Un développement porté par l’Europe et la région Nouvelle-Aquitaine

En 2015, Pinguin devient Antarctic Foods Aquitaine. Un an plus tard, l’entreprise décide de faire appel à l’Europe et à la région Nouvelle-Aquitaine pour se moderniser et accroître sa production. L’objectif est d’atteindre 40 000 tonnes annuelles de légumes surgelés.

De l’Union européenne, la société reçoit 629 100 euros issus du FEDER, fonds géré par la région. Cette subvention est délivrée afin de réorganiser les lignes de production, de même que pour installer des racks automatisés dans les chambres froides. Quant à la région Nouvelle-Aquitaine, elle verse une aide de 279 000 euros, visant à financer les achats d’un trieur optique et d’un tunnel de surgélation.

Ces subventions sont tombées à pic : un incendie accidentel a ravagé l’usine en juin 2017, causant un préjudice évalué à 8 millions d’euros par M. Dejonghe dans Sud Ouest en 2018. « Heureusement, l’assurance nous a indemnisés. Les autorités ont bien joué le jeu et aujourd’hui, avec des aides, nous avons pu réinvestir« , indiquait-il au journal, qui rapportait un investissement de l’entreprise de 3,5 millions d’euros entre 2017 et 2018.

Au-delà de la modernisation, les financements mentionnés ont permis une augmentation des embauches, fait savoir le site de la région Europe en Nouvelle-Aquitaine, avec 60 personnes employées de manière permanente et jusqu’à 100 en haute saison.

Le 2 mars 2020, la Fédération de l’agriculture biologique (Fnab) lancera dans le Sud-Ouest le label « bio français équitable » (BFE) qui garantit aux consommateurs des légumes biologiques produits en France et un prix rémunérateur aux agriculteurs bio. Expérimentée par le groupe de surgelés Picard, cette démarche associe trois organisations de producteurs dont Antarctic Foods Aquitaine.

 

L'Europe en région Nouvelle-Aquitaine



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