[Revue de presse] Coronavirus : face à la « flambée » italienne, la Commission européenne appelle au calme


Revue de presse
25.02.2020

L’Italie fait face depuis la fin de semaine dernière à une explosion des cas confirmés de Covid-19. Lundi 24 février, les commissaires européens à la Santé et à la Gestion des crises ont salué la réaction rapide des autorités italiennes et mis en garde contre tout excès de panique face à la progression du virus.

Stella Kyriakides, commissaire à la Santé (à droite), et Janez Lenarčič, commissaire à la Gestion des crises (à gauche), ont tenu lundi 24 février une conférence de presse à propos de l’épidémie de coronavirus qui touche l’Union européenne – Crédits : Dati Bendo / Commission européenne

« Notre pays est en mesure de garantir la sécurité« , a rassuré lundi le chef de la Protection civile italienne Angelo Borrelli [Courrier International]. Depuis vendredi 21 février, l’Italie connaît une véritable « flambée » du nombre de patients atteints du coronavirus, de 6 à 219 cas en l’espace de quatre jours. L’Italie est désormais « le pays le plus touché en Europe et le troisième dans le monde après la Corée du Sud et la Chine« , explique l’hebdomadaire. Et de nouveaux cas sont attendus « en Italie, et probablement dans l’UE, dans les jours qui viennent« , prévient Andrea Ammon, directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) [La Croix].

[Revue de presse] L’Europe s’arme contre l’épidémie de coronavirus

Le nombre de personnes concernées par l’épidémie est cependant « infime (…) à l’échelle de la population européenne« , tempèrent Les Echos. Par ailleurs, les pays de l’Union disposent de systèmes de santé « compétents et censés être préparés pour gérer cette crise« , ajoute le média. La Commission européenne, par la voix de sa commissaire à la Santé Stella Kyriakides, a d’ailleurs « félicité les autorités italiennes pour la rapidité de leur réaction » lors d’une conférence de presse lundi matin, tout en invitant les Etats membres à ne pas « paniquer« , explique Le Figaro.

La liberté de voyager maintenue dans l’espace Schengen

L’Italie a pris d’importantes mesures de précaution. « Un cordon sanitaire était en place lundi autour de onze villes du nord de l’Italie« , où sont concentrés la plupart des cas recensés, indique ainsi Courrier International. « Les lieux publics y sont fermés, sauf quelques magasins de première nécessité et les pharmacies de garde« . « Dimanche, on apprenait qu’il était mis fin au Carnaval de Venise qui devait durer jusqu’à mardi« , ajoute Le Figaro.

Mais devant la rapide progression du virus, « l’angoisse augmente chez les voisins de l’Italie, où sept morts ont été confirmés« , explique Euronews. La région frontalière suisse du Tessin « réclame des mesures pour protéger sa population« , note ainsi la chaîne. Une liaison ferroviaire entre l’Autriche et l’Italie « a été interrompue quelques heures dimanche soir en raison de doutes sur l’état de santé de deux passagères« . En France, un car de voyage « a été isolé à Lyon » [Les Echos], et le département frontalier des Alpes-Maritimes a annoncé renforcer son dispositif sanitaire, indique La Nouvelle République.

La Commission européenne redoute des « réactions disproportionnées comme le durcissement précipité des contrôles aux frontières« , relève La Croix. Si de telles restrictions à la libre circulation dans l’espace Schengen étaient mises en œuvre par les Etats membres, elles devraient rester « proportionnées« , « coordonnées » entre les États de l’UE et « basées sur des preuves scientifiques« , a donc prévenu la commissaire européenne à la Santé [Le Figaro].

L’Union européenne, acteur global ?

Si « à ce stade, la Commission n’entend pas faire de recommandations sur la fermeture éventuelle des frontières« , elle invite les pays de l’UE « à serrer les rangs« , explique Le Figaro. « Les administrations de santé sont invitées à partager leurs informations, évaluer les besoins et assurer une réponse cohérente à l’échelle de l’UE« , précisent Les Echos. « Rome a proposé de son côté une réunion des ministres de la Santé des pays frontaliers de la péninsule pour déterminer ‘des lignes d’action communes’ face à l’épidémie« . Le rôle de l’Union européenne consiste ainsi « plus à favoriser la coopération qu’à multiplier des directives superflues« , estime le quotidien.

Parallèlement, la Commission a annoncé lundi matin « le déblocage de 232 millions d’euros » dédiés à la lutte contre l’épidémie, rapporte Le Figaro. Sur cette somme, « 114 millions iront à l’Organisation mondiale de la Santé » et « 100 millions seront consacrés à la recherche« . « L’Europe est là pour jouer un rôle de premier plan« , a déclaré la présidente de la Commission Ursula von der Leyen [La Croix]. En débloquant ces fonds, « l’UE se pose comme acteur d’une ‘crise globale’ plus que comme gestionnaire d’une région frappée par l’épidémie« , analyse aussi Libération.

 

 

 

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