un laboratoire désigné, les résultats des analyses ADN attendus pour la fin du premier semestre 2020



Selon le parquet de Soissons, il est impossible en l’état de dénombrer le nombre de chiens impliqués dans la mort de la jeune femme enceinte.

Les résultats des analyses ADN qui doivent permettre d’identifier le ou les chiens qui ont tué Elisa Pilarski, une jeune femme enceinte âgée de 29 ans, en forêt de Retz (Aisne) seront connus d’ici la fin du premier semestre 2020, a indiqué le parquet de Soissons dans un communiqué, lundi 24 février. Un laboratoire a enfin été désigné par la justice.

Les prélèvements effectués sur les 67 chiens présents dans le secteur – les cinq American Staffordshire d’Elisa Pilarski et de son compagnon Christophe d’une part, et les 62 chiens qui participaient au même moment à une chasse à courre à proximité – n’avaient jusque-là pas été envoyés pour expertise, le tarif exigé par le premier laboratoire privé contacté – plus de 100 000 euros – étant jugé trop élevé. D’autre laboratoires ont été contactés afin de faire baisser cette facture.

« Plusieurs laboratoires d’expertise génétique ont été contactés pour réaliser des devis concernant la recherche d’ADN animal sur le corps d’Elisa Pilarski et pour comparer les éventuelles traces retrouvées avec les prélèvements effectués sur les chiens », précise le parquet dans son communiqué. « Au regard des coûts, des modalités d’exécution des missions demandées et des délais de retour proposés, un laboratoire a été retenu par le juge pour procéder aux analyses dont les conclusions sont attendues pour la fin du premier semestre de 2020. »

A ce stade de l’enquête, et en attendant les résultats de ces analyses, la mort d’Elisa Pilarski reste un mystère. Selon le parquet de Soissons, le rapport d’autopsie confirme que la mort de la jeune femme est survenue à la suite d’un « choc hémorragique consécutif à de multiples plaies, dont les caractéristiques suggéraient l’action d’un, ou plus probablement de plusieurs chiens ».

La répartition des plaies, leurs différences de morphologies et leurs profondeurs semblent indiquer que plusieurs chiens ont mordu et tué la jeune femme. Mais il est impossible en l’état de dénombrer le nombre de chiens impliqués dans la mort d’Elisa Pilarski, « en raison des nombreuses morsures intriquées dans une même zone », indique encore le parquet.

En parallèle de ces analyses, la juge d’instruction a saisi deux vétérinaires afin de mener une expertise comportementale sur Curtis, le chien d’Elisa Pilarski. Les constatations du vétérinaire ont permis de relever plusieurs « excoriations cutanées » (des écorchures) sur son museau et le chanfrein du chien.

Pendant l’analyse comportementale, deux incidents de comportement ont par ailleurs été relevés. Curtis a saisi deux personnes par les vêtements, et a mordu une troisième personne dans la fourrière où il est gardé depuis le décès d’Elisa Pilarski.

Néanmoins, la juge d’instruction n’a pas abandonné l’autre piste, qui mène aux 62 chiens participant à la chasse à courre au même endroit, puisqu’elle a également saisi un expert en chasse afin d’apporter un éclairage sur le déroulement de cette chasse à proximité. Une analyse des morsures sur le corps d’Elisa Pilarski a également été demandée, pour tenter de déterminer la race du ou des chiens mis en cause.

L’organisateur de la chasse à courre qui s’est déroulée le jour où Elisa Pilarski a été tuée en forêt de Retz (Aisne) en novembre dernier a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté.

Dans son communiqué, le parquet de Soissons rappelle qu’il n’existe, à cette heure, « aucune certitude sur le déroulement précis des faits qui ont conduit au décès de Madame Pilarski ».



francetvinfo

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