La directrice générale d’Engie Isabelle Kocher part avant la fin de son mandat



En poste depuis 2016, la directrice générale du groupe n’avait pas été reconduite pour un nouveau mandat, début février. Isabelle Kocher devait quitter ses fonctions en mai, mais elle a souhaité partir sans attendre.

La directrice générale d’Engie Isabelle Kocher quitte ses fonctions lundi 24 février, avant la fin de son mandat prévue en mai, a annoncé le géant de l’énergie dans un communiqué. Le conseil d’administration, qui avait décidé début février de ne pas la reconduire pour un nouveau mandat, « a entériné l’acceptation par Isabelle Kocher de la proposition qui lui a été faite de mettre fin à ses fonctions de directrice générale, sans attendre le terme de son mandat prévu pour mai 2020 », selon l’entreprise.

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Isabelle Kocher a aussi démissionné de son mandat d’administratrice, « par souci de cohérence », indique Engie, qui précise que les conditions financières de son départ seront rendues publiques.

Après avoir déjà entretenu des relations tendues avec l’ancien président d’Engie Gérard Mestrallet, Isabelle Kocher estimait qu’elle était la cible de critiques en raison du virage stratégique radical qu’elle a fait prendre au groupe. Sous sa direction, Engie a procédé à quelque 15 milliards d’euros d’actifs sur la période 2016-2018, principalement dans la production d’électricité à partir de charbon et dans l’amont pétrolier et gazier, et a donné la priorité aux énergies renouvelables, aux infrastructures gazières et aux services.

Alors que des rumeurs sur sa possible éviction commençaient à circuler fin 2019, des salariés du groupe avaient publiquement pris position en faveur de son maintien et, plus récemment, des personnalités de tous bords – dont Anne Hidalgo, Xavier Bertrand ou encore Cédric Villani et Aurore Bergé – lui avaient apporté leur soutien dans une tribune publiée dans Les Echos, ce que la présidence d’Engie et l’Etat auraient très mal perçu.



FranceTVinfo

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