[Revue de presse] Economie : faible croissance à l’horizon pour l’Europe


Revue de presse
14.02.2020

La Commission européenne a présenté, jeudi 13 février, ses prévisions économiques pour 2020 et 2021. Face à un contexte international incertain, les différents indicateurs (croissance, inflation, monnaie…) laissent envisager une relative stagnation de l’économie des Vingt-Sept.

Le commissaire européen à l’Economie, l’Italien Paolo Gentiloni, a présenté les prévisions économiques de la Commission lors d’une conférence de presse le 13 février à Bruxelles – Crédits : Lukasz Kobus / Commission européenne

L’Europe connaît « la plus longue période de croissance depuis le lancement de l’euro en 1999« , indique Paolo Gentiloni, commissaire européen à l’Economie [Le Monde]. Mais en dépit de ce résultat positif pour l’économie européenne, le Vieux Continent s’est installé dans une « croissance faible, sans ressort, et qui se double d’une inflation anémique« , déplore le quotidien. « Bruxelles a maintenu jeudi à 1,2 % ses prévisions de croissance pour 2020 et 2021 en zone euro« , fait savoir Le Figaro. « Pour l’ensemble de l’Union européenne, la Commission table sur une croissance de 1,4 % en 2020 et 2021, en baisse par rapport à 2019« .

Les prévisions d’inflation « sont de 1,3 % pour l’année 2020 et de 1,4 % pour 2021« , légèrement supérieures aux précédentes estimations de novembre, ajoute Le Figaro. Pour Bruxelles, il s’agit du résultat d' »une hausse des salaires pouvant commencer à se répercuter sur les prix de base« . Mais également d’un « relèvement des hypothèses de prix du pétrole« , rapporte L’Usine Nouvelle avec Reuters.

[Revue de presse] Economie : l’Europe se dirige vers une croissance « molle »

L’économie « à la merci de nombreux aléas« 

La conjoncture internationale pèse en effet sur ces chiffres : « l’environnement reste difficile« , concède l’exécutif européen [Le Figaro]. L’économie européenne souffre notamment de la « décélération du commerce mondial« , des « difficultés que rencontrent les pays émergents » ou encore des « tensions entre Washington et Téhéran« , énumère Le Monde. En résumé, elle « reste à la merci de nombreux aléas« .

« Il ne faudra pas longtemps avant que les effet collatéraux du COVID-19 [l’épidémie du coronavirus] ne se répercutent sur l’économie de la zone euro« , avertit par ailleurs Politico. La Commission européenne s’attend cependant à des « retombées mondiales relativement limitées« , à condition que l’épidémie atteigne son pic au premier trimestre 2020 [Le Figaro]. Au-delà, des perturbations plus importantes seraient à prévoir.

Les monnaies européennes pâtissent aussi de ce contexte international. La monnaie unique atteint ainsi « son plus bas niveau depuis mai 2017« , font savoir Les Echos. En dehors de la zone euro, les devises des pays d’Europe centrale ont ainsi « cédé entre 2 % et 5 % cette année« , en conséquence du poids important des exportations dans leur économie. « L’export représente 80 % du PIB [en République tchèque] et 70 % en Hongrie » [Les Echos]. Ces pays souffrent également d’une hausse peu maîtrisée de l’inflation, qui « a fait baisser les taux d’intérêt réels qui sont parmi les plus faibles de la sphère émergente« , précise la Deutsche Bank.

Une « fenêtre de tir » ?

La baisse de l’euro redonne cependant « un peu de compétitivité aux exportateurs et fait remonter l’inflation« , commentent Les Echos. Et, si « la Banque centrale européenne (BCE) pourrait décider de nouvelles mesures de soutien cette année« , l’instrument monétaire « ne [doit] pas être le seul moyen de soutenir l’économie« , a rappelé mardi devant le Parlement européen la présidente de l’institution Christine Lagarde, dont les propos sont rapportés par Le Figaro.

Elle a ainsi souligné dans son discours l’importance des « autres domaines de politiques – notamment fiscales et structurelles » qui ont leur « rôle à jouer » pour « booster la croissance« . Un point de vue partagé par le Letton Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne à l’Economie au service des personnes, qui appelle les Etats membres à « profiter de la fenêtre de tir actuelle pour mener des réformes structurelles« , cite Le Figaro.

« Malgré un environnement difficile, l’économie européenne reste en bonne voie« , considère même le commissaire [Le Figaro]. « Les créations d’emplois se poursuivent, et les salaires augmentent« , indique-t-il. La France et l’Allemagne notamment voient leur situation s’améliorer grâce à des politiques de hausse du pouvoir d’achat et de baisse d’impôts, explique Le Monde. « C’est donc, prévoit la Commission, la consommation intérieure qui devrait, encore une fois, soutenir le PIB européen« .

 

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