Wall Street ouvre en hausse malgré le coronavirus



La Bourse de New York progressait à l’ouverture mercredi, visiblement toujours résiliente malgré les craintes liées au nouveau coronavirus et son impact économique.

Aux alentours de 15H00 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average montait de 0,78% à 29.503,49 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s’appréciait de 0,40% à 9.677,82 points et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,47% à 3.373,65 points.

Wall Street avait terminé proche de l’équilibre mardi, à l’issue d’une séance marquée par l’audition du patron de la Réserve fédérale devant des parlementaires américains: le Dow Jones était resté quasi-stable tandis que le Nasdaq et le S&P 500 avaient gagné respectivement 0,11% et 0,17%, franchissant de nouveaux records avec une sixième séance en hausse sur sept.

« Les raisons de la hausse de ce matin ont des similarités frappantes avec les raisons qui avaient vu le marché des contrats à terme monter mardi avant l’ouverture », observe Patrick O’Hare de Briefing.

L’expert estime notamment que les investisseurs sont rassurés par le ralentissement du rythme de propagation de l’épidémie de pneumonie virale apparue en Chine.

Le coronavirus, officiellement baptisé « Covid-19 », a fait plus de 1.100 morts selon un dernier bilan publié mercredi, mais le nombre de nouveaux cas est en recul.

Dans leur bulletin quotidien, les autorités sanitaires chinoises ont en effet fait état de 2.015 nouveaux cas de contamination, soit une baisse par rapport à mardi (2.478) et lundi (3.062).

Au rang des rendez-vous économiques, le patron de la Réserve fédérale Jerome Powell était attendu mercredi pour une deuxième journée d’audition face au Congrès américain.

Mardi, devant la Chambre des représentants, M. Powell s’est félicité de l’état de l’économie américaine et d’une politique monétaire adéquate. Il s’est toutefois une nouvelle fois attiré sur Twitter les foudres de Donald Trump, qui réclame une baisse des taux et accuse la Fed de freiner la croissance de la première économie mondiale.

Le président de la Fed a également évoqué les risques que fait courir le nouveau coronavirus, estimant que l’épidémie « pourrait entraîner des perturbations en Chine avec des répercussions sur le reste de l’économie mondiale ».

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin doit lui s’exprimer devant la commission des finances du Sénat pour présenter le budget 2021 de l’administration Trump.

Par ailleurs, les acteurs du marché gardaient un oeil distant sur la campagne présidentielle américaine après la victoire du socialiste Bernie Sanders dans la primaire démocrate du New Hampshire mardi.

« La course va s’intensifier dans les prochains mois », prévient M. O’Hare. « Pour l’heure, le marché n’agit pas comme si l’horizon politique présentait de vraies raisons de s’inquiéter », ajoute-t-il.

Sur le marché obligataire, le taux de la dette américaine à 10 ans progressait, s’établissant à 1,626% contre 1,601% la veille à la clôture.



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