Geoffroy Roux de Bézieux fustige une « étude lamentable »



« Cette étude est lamentable », a jugé le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, lundi 10 février sur franceinfo, alors que le gouvernement a épinglé la semaine dernière sept entreprises françaises (Air France, Accor, Altran, Arkéma, Renault, Rexel et Sopra Steria) pour « présomption de discrimination à l’embauche ».

Les chercheurs eux-mêmes disent que la méthodologie est sujette à caution parce que ce n’est pas l’entreprise qui est testée, ce sont des individus dans l’entreprise à qui on a envoyé des CV…

Geoffroy Roux de Bézieux

à franceinfo

L’étude a été conduite par des chercheurs de l’université de Paris-Est-Créteil entre octobre 2018 et janvier 2019. Les résultats dévoilés jeudi dernier portent sur 40 grandes entreprises. Au total, 10 349 candidatures fictives ou demandes d’information ont été envoyées. « Ce n’est pas au service recrutement que ça a été envoyé », a répété Geoffroy Roux de Bézieux. « C’est à des individus, salariés, cadres de l’entreprise. Et une entreprise ne peut pas garantir que 100% de ses salariés n’ont pas de préjugés. Ils sont comme les Français, malheureusement. Donc, la méthodologie est totalement bidon. »

Je trouve lamentable que le gouvernement ait publié ces chiffres qui n’ont aucune valeur. Alors oui, il y a des discriminations (…) et on a des efforts à faire, mais pas avec ce genre de tests qui n’ont aucune valeur scientifique.

Geoffroy Roux de Bézieux

à franceinfo

« Une entreprise, ce qu’elle doit faire, c’est de s’assurer qu’au niveau de son service de recrutement, qu’il soit centralisé ou décentralisé, il n’y ait pas de discrimination. Encore une fois, ce test était très mal fait », a-t-il poursuivi. Geoffroy Roux de Bézieux a annoncé que le Medef allait réunit « dès demain » les associations « qui ont bien voulu venir » pour « faire le point » et « essayer de vraiment faire avancer ces sujets qui sont importants ».



FranceTVinfo

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