« C’est une lueur d’espoir vers un changement attendu », dit le patineur Gwendal Peizerat sur la démission de Gailhaguet



Sur franceinfo, l’ancien champion olympique de patinage Gwendal Peizerat est revenu sur la démission de Didier Gailhaguet de la présidence de la Fédération française des sports de glace (FFSG). Il souhaite que la gouvernance soit revue pour « éviter que quelqu’un soit omnipotent et président à vie d’une fédération. »

« Il fallait que cela intervienne », a réagi sur franceinfo l’ancien champion olympique de patinage Gwendal Peizerat, après la démission de Didier Gailhaguet de la présidence de la Fédération française des sports de glace (FFSG).

« C’était impensable qu’il arrive à tenir aussi longtemps, depuis le temps que c’est demandé. Il nous fait tous tourner en bourrique pour arriver à ça. » Mais pour autant « cette démission ne le rend pas inéligible », souligne l’athlète.

« Ce n’est pas la première fois que Didier Gailhaguet est poussé à la démission« , rappelle Gwendal Peizerat. « C’est déjà arrivé sous le ministère de Jean-François Lamour (ministre des Sports entre 2002 et 2007, ndlr). Cela ne l’a pas empêché de se représenter. » 

Pour que cette situation ne se reproduise pas, Gwendal Peizerat en appelle aux présidents de clubs, pour qu’ils « prennent conscience de ce qu’il se passe. » Selon lui, ce sont eux « qui ont la responsabilité face aux licenciés, qui leur font confiance. Ils doivent prendre la responsabilité de faire changer le système. Ils ont le pouvoir aujourd’hui. »

Gwendal Peizerat a été candidat en 2014 à la présidence de la FFSG contre Didier Gailhaguet. Mais aujourd’hui, il assure ne pas l’être. « Ce serait inconséquent et pas sérieux de dire qu’en un claquement de doigt, mon projet de vie vient de changer, et que je vais être président de la fédération. En revanche, participer activement à ce qui se passe en ce moment, c’est ce qui m’intéresse. »

Gwendal Peizerat veut « participer à la réflexion sur ce que doit être une fédération demain », afin que les agissements de certains encadrants du sport « n’arrivent plus jamais. » 

Il souhaite que la gouvernance soit revue pour « éviter que quelqu’un soit omnipotent et président à vie d’une fédération » en étant « assuré d’être réélu année après année. C’est ce qui sclérose le système dans quelque chose de vieillissant. Je veux que la fédération soit recentrée vers l’humain, afin que la parole puisse être libérée. »



francetvinfo

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