« Je veux inventer une autre forme de police à Paris »


En 2019, la délinquance a explosé à Paris : une hausse de 12 % des atteintes aux biens, de 31 % pour les vols à la tire, de 8 % pour les violences à la personne. Que se passe-t-il ?

C’est très préoccupant. Il y a d’abord un problème d’effectifs : on ne voit plus de policiers sur la voie publique ! La Cour des Comptes a fait l’an passé le décompte précis : 1 700 agents ont été supprimés dans les commissariats entre 2010 et 2017 à Paris et dans la petite couronne ; le temps consacré sur le terrain aux patrouilles et aux opérations antidélinquance ne représente plus, tenez-vous bien, que 2,5 % du temps d’activité des policiers. En 2018, on comptait 273 policiers présents à l’instant T dans les rues de Paris, contre 439 en 2014, soit une baisse de 38 % en quatre ans. Ces chiffres sont incontestables. Nous avons une autre difficulté : une partie des effectifs sont aujourd’hui mobilisés pour le maintien de l’ordre public. Enfin, l’attitude de l’actuel préfet de police [Didier Lallement, NDLR] complique les choses…

Didier Lallement, le préfet de police « qui ne voulait pas être aimé »

C’est impossible de travailler avec lui ?

Il considère qu’il n’a pas à coopérer avec la mairie de Paris ! Ce n’était absolument pas le cas de tous ses prédécesseurs, avec qui le dialogue était toujours possible. Là, cette situation est préoccupante pour le respect des institutions. Nous proposons pourtant de prendre une part de responsabilité et de soulager la police nationale pour qu’elle puisse se concen

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nouvelobs

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