La Turquie ne laissera pas les forces d’Assad avancer dans la région d’Idlib, dit Erdogan



ANKARA (Reuters) – La Turquie ne laissera pas les forces syriennes progresser dans la région d’Idlib, a déclaré mardi Recep Tayyip Erdogan, au lendemain de la mort de sept militaires et un civil turcs dans une attaque dans cette province du nord-ouest de la Syrie attribuée par Ankara aux forces de Bachar al Assad.

S’exprimant dans l’avion qui le ramenait d’Ukraine, le président turc, cité par CNN Turquie, a ajouté qu’il n’était pas nécessaire pour la Turquie de se placer en situation de « grave confrontation » avec la Russie au sujet des derniers événements en Syrie.

Ankara et Moscou, qui soutiennent des camps ennemis dans le conflit syrien, vont discuter de ces questions « sans colère », a dit Recep Tayyip Erdogan.

La province d’Idlib est le dernier bastion des opposants au régime de Bachar al Assad. Les forces gouvernementales y mènent une vaste offensive avec le soutien de l’aviation russe alors que l’armée turque dispose de postes d’observation sur place en vertu d’accords conclus en 2017 par la Turquie et la Russie.

Le ministre turc des Affaires étrangères a exhorté mardi la Russie à maîtriser les forces syriennes dans la province d’Idlib.

« J’ai dit à mon homologue Sergueï Lavrov que le régime menait des attaques provocatrices contre nos postes d’observation autour d’Idlib, que nous riposterons s’il continue et qu’ils (les Russes-NDLR) devaient arrêter le régime aussi rapidement que possible », a dit Mevlut Cavusoglu à la presse.

« Nous n’acceptons pas non plus l’excuse selon laquelle ‘nous ne pouvons pas contrôler totalement le régime' », a-t-il ajouté.

(Tuvan Gumrukcu et Ece Toksabay, avec Orhan Coskun; version française Bertrand Boucey)



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