La Bourse de Paris plie (-0,51%) mais ne rompt pas


La Bourse de Paris a fini dans le rouge (-0,51%) lundi, toujours préoccupée par la situation au Moyen-Orient où la tension est montée d’un cran au cours du week-end, tout en se maintenant au-dessus des 6.000 points.

L’indice CAC 40 a cédé 30,5 points pour terminer à 6.013,59 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,1 milliards d’euros. Vendredi, il avait fini stable (+0,04%).

« Vendredi, les marchés considéraient que les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis pouvaient se limiter à des escarmouches sur le territoire de l’Irak » mais « les tweets vindicatifs de Donald Trump ce week-end ont accru le risque d’un conflit qui toucherait le territoire de l’Iran », a résumé auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, gérant actions chez Dôm Finance.

« C’est ce dont le marché se rend compte aujourd’hui avec la hausse du pétrole et la hausse de l’or », a-t-il complété.

Les marchés avaient commencé à rétrograder dès vendredi après l’assassinat par les Etats-Unis d’un puissant général iranien sur le sol irakien.

La tension s’est encore accrue au cours du week-end, le Parlement irakien ayant notamment adopté dimanche une résolution réclamant la fin de la présence de troupes américaines dans le pays, un vote qui a conduit les États-Unis à brandir la menace de sanctions contre Bagdad.

Le président américain Donald Trump a par ailleurs menacé dimanche de frapper 52 sites ciblés en Iran si la République islamique attaquait du personnel ou des sites américains en guise de représailles à la mort du général Qassem Soleimani. De son côté, Téhéran a annoncé une nouvelle réduction de ses engagements contenus dans l’accord international sur son programme nucléaire.

Toutefois, « le marché relativise quand même le risque qui n’a l’air ni certain ni imminent, c’est pourquoi il remonte de ses plus bas pour repasser au-dessus des 6.000 points, encouragé également par la bonne résistance de Wall Street », a estimé M. Larrouturou.

– Les valeurs défensives en forme –

Côté indicateurs, la croissance de l’activité privée s’est légèrement accélérée en zone euro, tandis qu’elle s’est un peu redressée au Royaume-Uni en décembre, selon l’indice PMI composite du cabinet Markit.

En revanche, en Chine, l’activité dans les services a connu en décembre son rythme de progression le plus faible depuis mai 2019.

Le secteur pétrolier a continué de profiter de la hausse des cours du pétrole: en tête du CAC 40, Total a gagné 1,45% à 50,44 euros.

Nous assistons à « une bonne résistance voire à une progression des valeurs défensives », à savoir l’alimentation ou encore la santé, selon M. Larrouturou. « En revanche, ce sont les valeurs les plus cycliques qui souffrent le plus », notamment « les semi-conducteurs, qui avaient beaucoup monté, et les valeurs technologiques en général ».

Ipsen a reculé de 0,94% à 78,65 euros, pâtissant d’un abaissement de sa recommandation à « sous-pondérer » contre « neutre » auparavant par JPMorgan.

Le groupe a pourtant annoncé lundi que son produit Dysport (toxine botulique) avait été approuvé par le Royaume-Uni dans le traitement symptomatique de la spasticité focale des membres supérieurs chez les enfants atteints de paralysie cérébrale.

Airbus n’a pas bénéficié (-0,43% à 133,46 euros) de la finalisation d’une commande de 100 appareils monocouloirs de la famille A320neo par la compagnie américaine à bas coûts Spirit Airlines.

Air France-KLM, sous le coup de la hausse des prix du brut, a abandonné de son côté 0,93% à 9,35 euros.



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