Après la mort de Soleimani, l’Iran dit à l’Onu qu’elle se réserve le droit de se défendre



WASHINGTON (Reuters) – L’Iran a fait savoir vendredi au Conseil de sécurité des Nations Unies qu’elle se réservait le droit d’exercer sa légitime défense en vertu des lois internationales, après l’assassinat du général Qassem Soleimani, commandant de la force Al Qods, dans une frappe américaine en Irak.

Dans une lettre, le représentant de l’Iran à l’Onu, Majid Takht Ravanchi, écrit que l’assassinat de Soleimani « est un exemple évident de terrorisme d’Etat et, en tant qu’acte criminel, constitue une violation flagrante des principes fondamentaux du droit international et, en particulier, ceux stipulés dans la Charte des Nations Unies ».

Qassem Soleimani était le commandant de la force Al Qods, l’unité d’élite des Gardiens de la révolution, un rôle qui lui valait d’être considéré comme le deuxième personnage le plus puissant du régime iranien derrière le guide suprême de la Révolution, l’ayatollah Ali Khamenei.

L’armée américaine a procédé à son assassinat dans la nuit de jeudi à vendredi en bombardant le convoi dans lequel il se trouvait, à l’aéroport de Bagdad, tuant également Abou Mehdi al-Mouhandis, membre de haut rang de la milice irakienne Hachd al Chaabi.

Washington soupçonnait Qassem Soleimani d’avoir « orchestré » des attaques contre des bases de la coalition en Irak ces derniers mois et le tenait pour responsable des « attaques » survenues cette semaine contre l’ambassade américaine à Bagdad.

(Michelle Nichols, version française Arthur Connan)



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