La Bourse de Paris ouvre en baisse de 0,15%


La Bourse de Paris était dans le rouge lundi matin (-0,28%), à l’orée d’une séance qui s’annonce à nouveau peu animée dans cette période de l’année habituellement désertée par les investisseurs.

A 09H40, l’indice CAC 40 perdait 16,71 points à 6.020,60 points. Vendredi, il avait fini sur un plus haut annuel en clôture à 6.037,39 points (+0,13%).

Les indices européens évoluaient en baisse « par manque de conviction, de volume et d’informations concernant la date de la signature de la phase 1 de l’accord commercial entre Washington et Pékin » qui « doit toujours être +traduit juridiquement+ par les Chinois », ont relevé dans une note les analystes de Mirabaud Securities Genève.

Les deux puissances mondiales sont convenues en décembre d’une trêve dans leur surenchère de taxes douanières, en attendant la signature d’un accord préliminaire, qui pourrait intervenir dès le mois de janvier.

Mais la phase 2, qui reste à négocier, s’annonce particulièrement délicate car elle concerne les transferts de technologie.

Depuis mars 2018, Pékin et Washington se sont infligé des droits de douane punitifs réciproques sur des centaines de milliards de dollars de biens, ce qui affecte durement l’économie chinoise et ralentit l’économie mondiale.

En échange des engagements chinois pris il y a une semaine, l’administration Trump a renoncé à imposer de nouveaux tarifs douaniers. Et selon les termes de l’accord, elle a en outre accepté de diminuer de moitié ceux imposés le 1er septembre sur 120 milliards de dollars d’importations chinoises.

Côté statistiques, « nous suivrons avec attention la dernière estimation de croissance pour l’Espagne (3ème trimestre), les PMI de la région de Chicago (décembre) et les promesses de ventes de logements américains (novembre) », ont rappelé les analystes de Mirabaud Securities Genève.

Du côté des valeurs, EssilorLuxottica perdait 1,83% à 136,60 euros, pénalisé par la découverte par sa filiale Essilor International d’une fraude financière au sein d’une de ses usines en Thaïlande.

L’impact financier de cette fraude est estimé à un maximum de 190 millions d’euros « avant assurances, actions légales en cours et recouvrements attendus de fonds supplémentaires actuellement bloqués sur divers comptes en banque », a affirmé le groupe dans un communiqué.

Le secteur du luxe, sensible au conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine, évoluait en petite baisse, à l’image de L’Oréal (-0,23% à 265,30 euros) ou Hermès (-0,18% à 676,60 euros).

Le secteur bancaire était quant à lui assez bien orienté. Société Générale prenait 0,24% à 31,20 euros, Natixis 0,23% à 3,95 euros et BNP Paribas 0,11% à 53,08 euros.



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