Le gros coup de gueule de Buddy Hield


Depuis les retours de De’Aaron Fox et de Marvin Bagley, rien ne va plus aux Kings avec cinq revers de suite et l’ambiance est loin d’être au beau fixe. Comme le prouve le coup de gueule de cette nuit de Buddy Hield après la défaite inquiétante face aux Wolves, qui restaient sur onze défaites de suite.

Scotché sur le banc tout le 4e quart-temps face aux Rockets, cette fois, il n’a joué que quatre minutes dans la dernière période contre Minnesota, et le meilleur marqueur de Sacramento n’a pas apprécié cette « sanction ». « Il semblerait qu’il y ait partout des problèmes de confiance, que ce soit chez les coaches et les joueurs, et j’imagine que les coaches ont arrêté de faire confiance aux joueurs » balance Buddy Hield, qui loupera le shoot de la gagne dans la 2e prolongation. « C’est comme ça. Ils décident de finir avec des joueurs, et je dois juste les soutenir. »

Au passage, Buddy Hield donne quelques détails sur ce qui l’a agacé dans ce quatrième quart-temps : « Je ne coache pas l’équipe, mais quoi qu’il arrive, on doit marquer des paniers. On avait Bogdan sur le terrain, qui essayait de marquer mais il était tout seul. C’est difficile de gagner quand on a un joueur qui essaie de faire tout, tout seul, alors qu’on garde sur le banc un scoreur de premier plan. C’est difficile à regarder. »

Alors qu’il évoquait des problèmes d’efficacité face à des défenses plus vigilantes, Buddy Hield évoque aujourd’hui un problème de confiance de la part de son coach. « Je veux jouer et mettre des tirs. J’ai le sentiment qu’on ne me fait pas confiance depuis deux matches. (…) Je ne sais pas s’ils s’essaient de prouver quelque chose, mais ça n’a pas porté ses fruits. C’est un match qu’on aurait dû gagner. Mais je ne suis pas le coach… »

Qu’en pense justement Luke Walton ? Il se défend en  expliquant qu’il lui a fait confiance pour le tir de la gagne. « Si je dessine un système, c’est pour que Buddy soit démarqué. À ce moment-là, sans De’Aaron, et alors que Bogdan ne mettait pas vraiment ses tirs, on devait de toute façon donner la balle à Buddy. C’est l’un de nos meilleurs joueurs, et on lui a donné la balle pour se donner une chance de gagner. C’est tout ce qu’on peut demander. »

Buddy Hield ratera ce tir, dans la lignée de sa prestation du soir, qui lui fournit peu d’arguments pour un tel coup de gueule : 6 sur 20 aux tirs, dont 3 sur 11 à 3-points. Mais il ne décolère pas… « Pourquoi me laisser sur le banc si on a confiance en moi ? » demande-t-il. « Je ne coache pas l’équipe, et c’est comme ça… Je suis un joueur à fleur de peau. J’exprime ce que je ressens, et ils savent combien je suis un compétiteur et ils m’entendront. Je ne suis pas du genre à dire les choses calmement. Je ne pense qu’à gagner, et je pense d’abord à l’équipe. Je ne suis pas perso. Personne ne vous dira que je suis quelqu’un de perso. Ce n’est pas le cas. »

Il n’empêche que sa sortie du soir le fera passer pour quelqu’un qui pense d’abord à sa pomme, avant l’équipe.



basketusa

A lire aussi

Laisser un commentaire