Le jour où Miami a flashé sur Duncan Robinson


Troisième de la conférence Est avec un bilan de 21 victoires pour 8 défaites, le Heat fait partie des bonnes surprises du premier tiers de saison. Elle doit ce succès à l’alchimie créée par Pat Riley et Erik Spoelstra autour de Jimmy Butler, recrue phare de l’intersaison, qui fait faire des étincelles à trois joueurs que personne n’attendait à ce niveau : Tyler Herro, 13e choix de la dernière Draft, mais surtout Kendrick Nunn et Duncan Robinson, non draftés en 2018.

Si elle a attendu de voir le deuxième se montrer en G-League, la direction locale avait vu le potentiel du dernier nommé à cette époque, lors d’un essai à Los Angeles supervisé par un des responsables du club, Chet Kammerer.

« C’était la première fois que je jouais devant une équipe NBA » se souvient Duncan Robinson dans l’article qui lui est dédié par le Miami Herald.

« Une des meilleures performances au tir que j’ai pu voir »

« À ce moment-là, je ne pouvais pas être plus loin d’un parquet NBA. » Il s’en est rapproché à coups de 3-points. « Je me souviens d’un passage où j’en ai enchaîné 25 ou 30 de suite. Puis j’en ai raté un, avant d’en mettre de nouveau 20 d’affilée. Chet me rappelle tout le temps que je n’avais pas raté deux tirs de suite durant le workout. »

Erik Spoelstra raconte la suite : « Chet m’a appelé alors qu’il était coincé dans les bouchons à Los Angeles et m’a dit : ‘Duncan Robinson m’intéresse beaucoup, on peut faire un peu de recherches sur lui ? On devrait l’inviter. Je viens de le voir à l’œuvre et il a produit une des meilleures performances au tir que j’ai pu voir.’ J’ai presque lâché le téléphone. Parce que si Chet Kammerer dit ça, il faut y aller. »

Il poursuit : « Je lui ai demandé : ‘Es-tu sûr de toi ? Parce que tu as vu un paquet de shooteurs en 50 ans, et tu ne m’as jamais dit ça.’ Il m’a dit : ‘Je ne sais pas s’il est assez bon, je ne sais pas s’il va progresser, mais pour ce qui est du tir, il est à part. Il a une bonne éthique de travail et il fait 2m01. »

« J’ai vraiment de la chance d’avoir un vestiaire et un staff qui m’encouragent tout le temps et veulent me voir réussir »

Le jeune homme est engagé pour la Summer League, puis pour un « two-way contract ». Avant d’exploser cette année : il tourne à 12 points de moyenne à 45% à 3-points, le troisième meilleur pourcentage parmi les joueurs qui tentent leur chance sept fois ou plus de loin par match, derrière J.J. Redick et Bojan Bogdanovic.

« Je ne suis pas surpris » assure-t-il au sujet de cette réussite. « J’ai appris qu’il ne fallait jamais rien attendre ou rien prendre pour acquis. J’aurais pu bosser autant et ne pas jouer une seule minute. C’est comme ça que ça marche : cette ligue est si compétitive, je le comprends, et c’est cet esprit de compétition qui fait ressortir le meilleur de moi. »

Ça et la confiance de son club. « J’ai vraiment de la chance d’avoir un vestiaire et un staff qui m’encouragent tout le temps et veulent me voir réussir. Quant tu as des gens comme ça sur ton banc, ça facilite les choses. Mais je suis toujours en phase d’apprentissage et je pense que je suis très loin de mon potentiel. »

Duncan Robinson Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2018-19 MIA 15 11 39.1 28.6 66.7 0.1 1.1 1.3 0.3 0.7 0.3 0.3 0.0 3.3
2019-20 MIA 29 28 48.0 45.0 94.4 0.2 2.9 3.0 0.9 2.7 0.7 0.6 0.3 12.0
Total   44 22 46.6 42.6 87.5 0.2 2.3 2.4 0.7 2.0 0.6 0.5 0.2 9.0



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