La Bourse de Paris à son plus haut niveau de clôture depuis 12 ans


La Bourse de Paris a fini lundi à son plus haut de clôture depuis douze ans, continuant à avancer (+0,13%) même sans indicateur majeur ni volume à l’approche de Noël.

L’indice CAC 40 a pris 7,84 points à 6.029,37 points, dans un volume d’échanges faible de 2,14 milliards d’euros. Vendredi, il avait fini en nette hausse de 0,82%.

Le marché est à la fois « dans une léthargie de fin d’année » et « sur une bonne lancée pour le début d’année », observe Guillaume Garabedian, responsable de la gestion conseillée chez Meeschaert Gestion Privée, interrogé par l’AFP.

« Dans cette période très très calme, ce ne sont pas une ou deux mauvaises statistiques qui suffiraient à entamer la bonne humeur sur les marchés » qui ont salué les dernières avancées en matière de politique commerciale, a-t-il ajouté.

Les commandes de biens durables aux Etats-Unis se sont inscrites en baisse en novembre, alors que les analystes tablaient sur une hausse de 1,4%.

Sur le front commercial, le président américain Donald Trump a affirmé vendredi avoir eu une « très bonne discussion » avec son homologue chinois Xi Jinping, une semaine après l’annonce d’un accord de principe synonyme de trêve dans la guerre commerciale qui oppose Washington et Pékin.

Le gouvernement chinois a par ailleurs annoncé lundi une série de baisses de droits de douane sur un grand nombre de produits technologiques ou alimentaires, notamment le porc, alors que le cheptel du pays fait face à une épidémie.

« La perspective d’un accord commercial sino-américain dit potentiellement reprise du commerce international, des commandes qui commencent à revenir et des craintes envers l’avenir qui s’estompent », explique M. Garabedian. En outre, les statistiques macroéconomiques n’étant « pas dans une phase d’expansion extraordinaire, on peut penser qu’il n’y aura pas de perspective de relèvement de taux imminent » de la part des banques centrales.

« On est plutôt sur une tendance positive qui a des chances de se poursuivre en début d’année », selon lui. « Si le marché n’a pas de crainte macroéconomique, pas de stress politique et potentiellement des bénéfices par action qui vont remonter, il n’y a aucune raison que les gérants vendent. »

L’année s’achève sur un millésime époustouflant pour les actions, avec à la clé des gains de près de 30% en Europe et aux Etats-Unis.



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