Al-Farouq Aminu n’a pas compris le « coup de balai » chez les Blazers


Avec 53 victoires en saison régulière et une finale de conférence en 2018-2019, les Blazers n’avaient pas connu d’année si fastueuse et réussie depuis 1999-2000. Le sweep en finale de conférence Ouest contre les Warriors a été sévère mais ils étaient privés d’un élément essentiel, Jusuf Nurkic, blessé avant les playoffs.

On pouvait donc s’attendre à voir ce groupe repartir ensemble pour confirmer et viser les Finals, la chute de Golden State ouvrant de larges portes. Sauf que les joueurs de complément ont quitté le navire : Evan Turner a été transféré aux Hawks, Enes Kanter a filé vers les Celtics, Meyers Leonard a rejoint le Heat via un échange, de même pour Moe Harkless en direction des Clippers quand Seth Curry est retourné à Dallas et Al-Farouq Aminu a signé avec le Magic.

Pour ce dernier, ce fut la fin d’une aventure de quatre saisons et 293 rencontres sous les couleurs de Portland. « C’était bizarre », explique à The Oregonian le poste 3-4 du Magic, de retour dans l’Oregon vendredi soir. « On en parle avec Turner et Harkless. On pourrait avoir l’impression d’avoir mal bossé. Mais, en fait, non, on a été bon. C’est peut-être une question de timing. »

Trois éliminations face aux Warriors

Aminu écarte l’idée que le groupe n’était pas assez fort pour atteindre les sommets. « On est continuellement tombé sur Golden State », rappelle-t-il, lui qui a été éliminé trois fois en quatre ans par la franchise californienne. « Ils ont été meilleurs que nous. C’était une dynastie. C’est un peu comme tomber dans la division de Tom Brady et penser qu’on n’est pas assez bon… Au moins, même sans le titre, on a fait un sacré parcours. On a atteint le maximum de notre potentiel. »

C’est donc le temps des regrets puisque les Warriors ne sont plus des candidats crédibles au titre cette année. Le retour de Nurkic et une continuité réussie avec la saison passée auraient offert aux Blazers une vraie chance de réaliser une nouvelle belle saison.

« On était à notre sommet. Même avec la blessure de Nurkic, on est allé loin. Une culture était installée ici, un peu comme les Spurs. Donc ce coup de balai dans l’effectif fut un peu étrange. On peut toujours changer un ou deux joueurs à la fois, il n’y a rien de mal à faire comme ça, mais pas tous en même temps. Comme il y a des épouvantails à l’Ouest, les dirigeants ont sans doute pensé que l’effectif n’était pas assez bon. Voilà la raison pour laquelle, probablement, ils ont décidé de casser ce groupe. »



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