La Bourse de Paris se ressaisit en début d’après-midi (+0,70%)


La Bourse de Paris était gagnée par la magie de Noël vendredi en début d’après-midi (+0,70%), s’installant au-dessus des 6.000 points pour la dernière séance d’importance de l’année, marquée par l’expiration simultanée de plusieurs contrats et options.

A 15H15 (14H15 GMT), l’indice CAC 40 montait de 41,72 points à 6.014,00 points, après avoir atteint jusqu’à 6.016,98 points, un plus haut depuis le 20 juillet 2007, dans un volume d’échanges de 2,8 milliards d’euros. La veille, il avait fini en légère hausse de 0,21%.

Après un démarrage timide dans le vert, la cote parisienne a pris de l’assurance dans la matinée, pour finalement battre son record annuel.

La Bourse de New York a ouvert en hausse vendredi, poursuivant sur sa tendance des dernières séances et espérant conclure la semaine à des niveaux inédits: le Dow Jones montait de 0,39% et le Nasdaq de 0,33%.

Les principaux indices de la Bourse new-yorkaise avaient franchi de nouveaux records jeudi, ignorant la mise en accusation de Donald Trump, synonyme de procès en destitution pour le président américain, et la publication d’indicateurs contrastés: le Dow Jones avait gagné 0,49% et le Nasdaq 0,67%.

Nous assistons à une « euphorie ambiante, en particulier aux Etats-Unis, où tous les indices sont à des plus hauts historiques », a relevé dans une note Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

« Les dernières avancées sur le front commercial sont pour beaucoup dans la hausse soutenue des dernières semaines », a-t-il ajouté.

L’administration Trump compte toujours signer « début janvier » l’accord commercial avec la Chine dévoilé vendredi, a indiqué jeudi le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, affirmant que la révision juridique du texte ne donnerait pas lieu à renégociation.

« Je suis très confiant » sur le fait que le traité sera signé en début d’année, a-t-il déclaré sur la chaîne CNBC.

« Dans ces conditions, pourquoi n’assisterait-on pas une fin d’année euphorique? La tendance de fond reste haussière et peut reprendre à tout moment, compte tenu des volumes plus réduits à l’approche des fêtes de fin d’année », a souligné M. Pichard.

C’est « aussi la dernière séance des quatre sorcières (expiration concomitante de plusieurs types de contrats et options sur indices et actions) en 2019, un événement qui marque en quelque sorte la fin de l’année sur les marchés », a rappelé pour sa part Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Les députés britanniques votent en outre ce vendredi pour donner leur soutien initial à l’accord de Brexit du Premier ministre Boris Johnson, lançant le processus d’adoption qui doit permettre au Royaume-Uni de quitter l’Union européenne le 31 janvier.

Du côté des indicateurs, en Allemagne, le moral des consommateurs devrait diminuer légèrement au mois de janvier, annulant le timide rebond observé en décembre, selon le baromètre Gfk, tandis qu’en France, l’Insee fait état d’un léger ralentissement de la consommation des ménages en novembre.

Au Royaume-Uni, la croissance pour le troisième trimestre a été révisée à la hausse à 0,4% en dépit des aléas provoqués par le processus de Brexit, même si la tendance reste au ralentissement.

La croissance des Etats-Unis enregistrée au troisième trimestre a été confirmée à 2,1% en rythme annuel, selon l’estimation finale du gouvernement publiée vendredi.

– L’automobile à la traîne –

En matière de valeurs, Showroomprivé (SRP) dévissait de 19,5% à 1,27 euro après avoir averti jeudi qu’il ne renouerait finalement pas avec la rentabilité au second semestre, dans un contexte jugé difficile.

Le secteur automobile souffrait à l’instar de Valeo (-2,09% à 31,79 euros), Faurecia (-1,11% à 49,10 euros), Michelin (-0,95% à 110,00 euros), Renault (-0,39% à 43,26 euros), Peugeot (-0,40% à 22,21 euros) ou encore Plastic Omnium (-0,52% à 24,82 euros).

CNP Assurances cédait 0,75% à 17,26 euros et Natixis progressait de 0,55% à 3,99 euros. Le groupe mutualiste BPCE, son entité cotée Natixis, CNP Assurances et La Banque Postale ont annoncé jeudi avoir défini les nouveaux contours de leur collaboration au sein du futur pôle financier public, dont la naissance est prévue pour 2020.



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