Diego, libéré dans sa tête



  • Liverpool-Flamengo, finale de la Coupe du Monde des Clubs
  • Remake de la finale de la Coupe Intercontinentale 1981, remportée 3-0 par le Fla
  • Entretien avec Diego Ribas, capitaine de Flamengo, de retour d’une grosse blessure

Que se passe-t-il dans la tête d’un joueur qui vit, en l’espace de quelques mois, la pire blessure de sa carrière et une saison historique ? Pour Diego Ribas, l’ascenseur émotionnel a commencé le 25 juillet, lors du huitième de finale aller de la Copa Libertadores entre Flamengo et Emelec. Fauché par le tacle brutal d’un adversaire, le Brésilien se retrouve chez le chirurgien. Le diagnostic est lourd : fracture de la cheville gauche et arrachements ligamentaires.

Diego Ribas en bref :

  • Naissance : 28/02/1985, Ribeirao Preto, Brésil
  • Poste : milieu offensif
  • Clubs : Santos, FC Porto, Werder Brême, Wolfsburg, Atlético de Madrid, Fenerbahçe, Flamengo.
  • Principaux titres : 3 championnats du Brésil, une Liga espagnole, un championnat du Portugal, 1 Coupe Intercontinentale, 1 Copa Libertadores, 1 Europa League, 2 Copas América et 1 médaille de bronze olympique.

« Je n’ai pas revu l’action. Ça me ferait trop mal », confie l’intéressé à FIFA.com. Pourtant, à moins de 48h de disputer la finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2019 face à Liverpool, le capitaine du Mengao évoque cette terrible blessure avec le soulagement de celui qui a déjà tourné la page.

« Ç’a été très difficile car je n’avais jamais connu ça. C’est la plus grave blessure de ma carrière. » Quand on a 34 ans, plane aussi la crainte de ne jamais se remettre totalement d’un tel traumatisme. « Oui, j’ai traversé des périodes de doute, mais j’ai aussi vécu des moments très particuliers, forts en émotion. » Comme quand il a enfin pu rechausser les crampons.

Retour à point nommé

« Ç’a été une période compliquée, mais c’est ça qui rend cette saison encore plus exceptionnelle. » Le capitaine du Fla a le sourire. Il est arrivé juste à temps pour aider son équipe à remporter le Brasileirao et son entrée en jeu à la 66e minute de la finale de la Copa Libertadores a été déterminante dans la remontée des siens.

« J’ai plein d’images en tête, que je ne suis pas près d’oublier. La réaction de mes coéquipiers sur le terrain quand on a mis le deuxième but. L’émotion… les larmes, les rires. Puis la fête qui nous attendait quand on est revenus au Brésil. Ce sont des choses qui ne s’oublient pas et qui méritent tous les efforts consentis » confie-t-il.

Le quadruplé ?

Ce succès en Copa Libertadores s’ajoute aux sacres décrochés en championnat carioca et en championnat du Brésil. Il manque juste la cerise sur le gâteau. « On a hâte d’être à samedi », confie-t-il. En Amérique du Sud, la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA est le titre le plus prestigieux. Dans les rangs du Fla, on est conscient que la mission s’annonce compliquée mais pas impossible pour autant.

« Non, ce n’est pas impossible. On va affronter une équipe extrêmement forte, l’une des meilleures d’une monde, mais on a nos chances. On a nos qualités, on croit en notre travail… Il va falloir être à 100 % sur ce match, que ce soit en termes de concentration, de technique, de discipline tactique… On le sait et c’est ce qu’on a l’intention de faire » lance Ribas. « Il ne faudra rien lâcher au niveau de la discipline tactique et de la concentration, car dans ces matches, ce sont les détails qui font la différence. Et puis quand on aura la balle, il va falloir faire preuve d’efficacité pour la mettre au fond. »

Diego a déjà connu la joie d’un titre en Coupe Intercontinentale. C’était en 2004 avec le FC Porto. Mais il ne s’en contente pas. « Ce serait génial de gagner la Coupe du Monde des Clubs avec Flamengo car c’est un club hors du commun. J’aurais du mal à décrire ce que nous ressentirions en cas de titre mondial, mais on rêve tous de ça. »

Un million de supporters sont descendus dans les rues de Rio pour fêter le triomphe en Libertadores avec ses héros. À quoi faudrait-il s’attendre s’ils s’imposaient de nouveau samedi ? Diego se marre. « J’ai une petite idée ! C’est aussi pour ça qu’on veut gagner. C’est une source de motivation supplémentaire. »



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