La Bourse de Paris toujours aussi peu entreprenante (+0,03%) à la mi-journée


La Bourse de Paris était toujours à l’arrêt (+0,03%) mercredi à la mi-journée, manquant de carburant pour dépasser ses plus hauts récents dans un marché qui se prépare déjà à la trêve des confiseurs.

A 13H36 (12H36 GMT), l’indice CAC 40 grappillait 1,95 point à 5.970,21 points, dans un volume d’échanges de 1,2 milliard d’euros. La veille, il avait fini en recul de 0,39%.

La cote parisienne a ouvert à l’équilibre et y est restée arrimée toute la matinée.

De son côté, Wall Street s’apprêtait également à ouvrir sans tendance. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,04%, celui sur l’indice élargi S&P 500 0,03% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, 0,05%.

« Comme attendu, l’ouverture des marchés européens a été globalement atone », ces derniers évoluant à proximité de l’équilibre, à l’exception de la Bourse de Londres, qui profite du repli de la livre, a indiqué dans une note Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

« Alors que nous sommes au milieu de la dernière semaine d’échanges complète de 2019, les investisseurs semblent adopter une approche beaucoup plus prudente, l’euphorie d’une détente sino-américaine et d’un nouveau gouvernement britannique à majorité conservatrice s’estompant raidement », a-t-il complété.

« L’Ifo en Allemagne, principal rendez-vous de la séance en Europe, ainsi que le vote relatif à la mise en accusation de Donald Trump à la Chambre des représentants outre-Atlantique, ne devraient pas animer beaucoup les marchés, qui vont entrer tranquillement dans la période de Noël », a souligné pour sa part Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Selon le baromètre Ifo publié mercredi, le moral des entrepreneurs allemands a plus progressé en décembre qu’attendu par les analystes, sur fond d’optimisme du secteur manufacturier et des services.

Par ailleurs, ce mercredi aux Etats-Unis, la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, se réunira pour un débat qui mènera au vote des deux articles de mise en accusation (« impeachment ») visant Donald Trump: abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès.

Pour ce qui est du reste des indicateurs, la croissance française devrait ralentir à 0,2% au premier trimestre 2020 puis retrouver son rythme de croisière de 0,3% au deuxième, selon l’Insee.

Les chiffres de l’inflation pour le mois de novembre sont aussi à l’agenda au Royaume-Uni et en zone euro.

– Les fusions en vedette –

Sur le terrain des valeurs, Peugeot était soutenu (+1,13% à 22,36 euros) par l’annonce d’un accord de fusion entre égaux avec l’italo-américain Fiat Chrysler « pour former le quatrième constructeur automobile mondial ».

Capgemini montait de 1,33% à 110,35 euros, porté par le rejet, par la cour d’appel de Paris, de la demande de suspension de l’OPA du géant informatique français sur le groupe de technologies Altran (-0,39% à 14,20 euros).

Ipsen plongeait en revanche de 6,45% à 74,75 euros, sanctionné par l’annonce du départ fin décembre de l’Américain David Meek, qui était directeur général du groupe depuis juillet 2016, pour devenir PDG du groupe américain FerGene.

Casino s’enfonçait de 3,22% à 41,84 euros, lesté par un abaissement de recommandation sur le titre à « sousperformer » contre « conserver » auparavant par Jefferies. L’Autorité des marchés financiers a adressé deux lettres d’observations à Casino et au fonds activiste américain Muddy Waters, mais n’a pas formulé de griefs.

Imerys reculait de 2,27% à 36,24 euros après l’annonce mercredi de la nomination comme nouveau directeur général à compter du 17 février 2020, d’Alessandro Dazza, qui rejoindra ainsi un groupe où il avait notamment été membre du comité exécutif de 2013 à 2018.

Sodexo perdait 0,52% à 105,05 euros, Edenred grappillait 0,20% à 45,96 euros et Natixis cédait 0,35% à 3,94 euros après que l’Autorité de la concurrence a annoncé mercredi avoir infligé 414 millions d’euros d’amendes aux sociétés Edenred, Sodexo, Natixis Intertitres et Up, pour une entente portant sur des échanges d’informations et un « verrouillage » du marché des titres restaurant.

Plastivaloire souffrait (-11,05% à 6,92 euros) d’un bénéfice net en baisse de 38% à 24,6 millions d’euros au cours de son exercice 2018-2019 clos le 30 septembre, affecté notamment par la « morosité du marché automobile ».



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