À Charlotte, la balle en mouvement avant la balle au panier


Même si les années semblent se suivre et se ressembler pour une équipe de Charlotte toujours dans le ventre mou de la conférence Est, l’équipe a subi de nombreux changements au cours de la dernière intersaison, dont le départ de Kemba Walker, remplacé par Terry Rozier, ou encore ceux de Jeremy Lamb, Tony Parker, Frank Kaminsky.

En l’absence de vraies individualités fiables en isolation, le coach James Borrego veut donc s’appuyer sur un jeu en mouvement, proche de la philosophie de jeu qu’il a partagée avec les Spurs au cours de son expérience d’assistant de Gregg Popovich entre 2003 et 2010 puis 2015 et 2018.

« Ils ont adhéré. Cela a été notre obsession depuis le premier jour du camp d’entraînement, » détaille le stratège au site des Hornets. « Ils partagent le ballon, ils comprennent le type de tirs que nous voulons. La balle ne reste pas bloquée dans les mains d’un seul gars. Plusieurs joueurs la touchent et dès lors que nous faisons ça, nous obtenons des bons tirs la plupart du temps. Cela ne signifie pas que cela rentrera à chaque fois mais d’une manière générale, les gars ont adhéré au système et au style de jeu, et l’exécutent très bien. »

Cody Zeller : « Nous n’avons plus autant de joueurs d’isolation »

Si les Hornets sont encore loin du Showtime de l’ère Pat Riley en tant que 24e attaque de la ligue (105.7 points sur 100 possessions), il y a en effet du mieux dans le secteur du partage du ballon avec plus de 62% de leurs points inscrits sur passes décisives, soit le 9e ratio de la ligue (ils étaient 24e l’an passé).

Sur le papier, Charlotte a en fait plus de créateurs que la saison passée, dans le sillage du surprenant Devonte’ Graham (7.5 passe par match et près d’une « hockey assist » par match), de Terry Rozier (près de 4.5 passes par match), Nicolas Batum (plus de 3 passes) ou encore Malik Monk (plus de 2 passes).

« La balle circule plutôt bien, » confirme Cody Zeller. « Nous n’avons pas autant de joueurs d’isolation [que l’an passé]. Nous devons faire bouger le ballon pour obtenir des tirs. C’est ce dont nous avons besoin et c’est dans ce secteur que nous nous améliorons tout au long de cette saison. »

Mais les axes d’amélioration sont cependant encore nombreux, Charlotte ne jouant notamment pas aussi rapidement que leur coach l’aimerait (26e rythme de la ligue cette saison, 21e l’an passé).



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